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dimanche, 23 septembre, 2018
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Idir Achour. Porte-parole du CELA : «Les classes en préfabriqué, un moindre mal»

12 septembre 2018 à 3 h 00 min

Avec la rentrée scolaire de cette année, les élèves se retrouvent dans des classes surchargées. Pourquoi ce phénomène ?

C’est un problème réel. Mais il faut savoir d’abord que s’il y a surcharge dans plusieurs établissements, il y a «décharge» dans d’autres écoles (désertion de certaines écoles, surtout dans les régions rurales, ou même dans certains centres urbains, ndlr). Le problème est dû à la livraison des nouvelles cités d’habitation sans infrastructures de base et à la non-réception des projets en chantier au 30 août. Il y a aussi le non-achèvement à temps des travaux de réfection des écoles dégradées.

Nous pouvons dire que 15 à 20% des établissements scolaires font face à la surcharge, alors que 30 à 40% des élèves de l’ensemble des établissements  la subissent. Ceci dit, la surcharge dans certaines classes, des grandes villes surtout, «fait le bonheur» d’établissements qui connaissent le phénomène inverse : la «décharge» et se retrouvent sans pression.

Y a-t-il des textes de loi qui obligent les responsables chargés du secteur à respecter un nombre bien précis d’élèves par classe ?

Il n’y aucun texte de loi qui précise le nombre d’élèves à avoir par classe. Il y a par contre l’objectif que s’est donné le ministère de l’Education nationale, qui est celui d’atteindre à terme 25 élèves par classe. Cet objectif est inscrit dans le cadre des réformes du système éducatif national. Malheureusement, il n’a pas encore été atteint.

La ministre de l’Education a proposé ce qu’elle a appelé une série de mesures pédagogiques et structurelles pour faire face au problème de la surcharge des classes. Parmi ces solutions figurent les classes en préfabriqué. Qu’en pensez-vous ?

C’est un moindre mal. Il vaut mieux ouvrir des classes en préfabriqué que de se retrouver avec des classes surchargées.

Le problème a-t-il été abordé lors de votre dernière réunion (lundi) avec la ministre de l’Education et y a-t-il d’autres solutions que le préfabriqué ?

La ministre a reconnu, lors de cette rencontre, l’existence de ce problème. Elle a parlé des solutions qu’elle a entre les mains pour prendre en charge le phénomène de la surcharge. Il y a, nous le constatons, un problème de coordination des différents services qui font que le phénomène persiste. Il y a probablement de la corruption dans les projets de réalisation d’établissement, mais il faut des preuves que nous ne possédons pas.  

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