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dimanche, 17 février, 2019
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Il était de tous les combats justes : Hamid Ferhi, coordinateur du MDS, n’est plus

06 février 2019 à 11 h 00 min

Le coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), Hamid Ferhi, est décédé, dans la soirée d’hier, à l’hôpital de Beni Messous (Alger). «Aujourd’hui, et à ce moment bien précis, est décédé le militant et camarade Hamid Ferhi. Le Mouvement démocratique et social perd un de ses fils. Puisse Dieu lui accorder sa miséricorde», signale Fethi Ghares, porte-parole du MDS sur sa page Facebbok.

«C’est un moment très difficile. Hamid a combattu jusqu’ à la fin, jusqu’à sa mort… Sa disparition intervient dans un contexte de combat, celui de la présidentielle dans lequel le parti était engagé. Le combat de Hamid remonte aux années 1970. Il a été arrêté, torturé… L’Algérie perd avec lui l’un de ses meilleurs enfants», relève, très ému, Fethi Ghares, le candidat du MDS à la présidentielle, contacté par El Watan.

Selon son camarade, le défunt a fait de son parti une «agora» pour tous les Algériens. «Hamid a pris part à tous les combats : du PAGS, du mouvement citoyen, de tamazight, des GLD, des chômeurs… Fethi a fait du MDS une agora de la société. Il a ouvert le siège du parti à tous les Algériens», poursuit son ami, qui signale que le défunt l’a marqué «humainement et politiquement». Victime ces derniers jours d’un accident cardiovasculaire, Hamid Ferhi a passé des heures souffrant sur une chaise à l’hôpital de Beni Messous alors que son état de santé exigeait une intervention chirurgicale très rapide.

Le défunt, admis au service de réanimation, a vu sa situation se compliquer ces dernières heures, ce qui a nécessité son intubation trachéale, signale Ghares, qui suivait l’évolution de la maladie de son camarade. Dans un communiqué rendu public en fin de semaine dernière, le MDS a précisé que le diagnostic médical a établi «le développement d’une maladie grave impliquant une prise en charge spécifique et rapide».

«Nous cherchons jusqu’à maintenant une hospitalisation en urgence qu’on nous refuse dans différents hôpitaux, au motif de surcharge», s’est alarmé le parti dans son communiqué. La situation de Ferhi, qui a toujours défendu un secteur de santé publique de qualité a ému ses camarades. Mais aussi au-delà du cercle de ses amis proches.

L’activiste Amira Bouraoui raconte sur son mur Facebook son entrevue avec Ferhi, souffrant, mais l’esprit très lucide. «J’ai trouvé Hamid au service de pneumologie de Beni Messous assis sur une chaise depuis la veille. Il m’a souri. Il respirait difficilement. Il me demandait comment j’allais. Cette question m’a fait fondre en larmes, puis il m’a dit : il y a beaucoup d’espace inexploité ici… il peut y avoir plus de lits…

Je lui ai dit : c’est pas le moment de militer», raconte-t-elle, très émue, signalant qu’une amie militante à elle, médecin installée dans le secteur privé en France, lui demandé de lui transférer le patient pour le prendre en charge, mais que Hamid a refusé. Agé de 60 ans, le défunt était marié et père de deux enfants. Une veillée funèbre sera organisée aujourd’hui au siège du MDS. L’enterrement est prévu, demain jeudi, à Staouéli, son quartier à l’ouest de la capitale. 

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