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lundi, 13 juillet, 2020
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Grève des enseignants du primaire : Vers le boycott des examens du 2e trimestre

13 février 2020 à 10 h 02 min

leur 19e semaine de protestation, les enseignants du primaire ne lâchent pas prise. Ils sont déterminés à aller jusqu’au bout, au grand dam des élèves qui restent privés de cours deux jours par semaine.

Malgré cette grande pression, c’est le silence radio au département de Mohamed Ouadjaout. Réclamant essentiellement la diminution du volume horaire, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif, le recrutement de superviseurs, la révision des programmes pédagogiques et des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays, ainsi que leur reclassement après modification du statut particulier, les enseignants du primaire maintiennent tant bien que mal leur mouvement de protestation.

Malgré le suivi qui s’affaiblit, des milliers d’enfants se retrouvent, chaque semaine, privés de cours. Cette situation qui menace l’avancement dans le programme et de facto les résultats, notamment pour les élèves en 5e année primaire, risque de s’empirer, puisque ces enseignants menacent d’aller vers la grève illimitée à partir du 2 mars prochain.

Ils comptent même boycotter les compositions du 2e trimestre. Ils se disent toutefois prêts à la négociation avec la tutelle, qui d’ailleurs refuse d’aborder ce sujet. La demande d’audience déposée il y a plus d’un mois n’a toujours pas eu de suite. Le ministre, Mohamed Ouadjaout, n’a fait aucun commentaire ni déclaration officielle à ce sujet depuis sa prise de fonction.

Face à cette situation de blocage, les parents d’élèves n’ont pas caché leur colère. Ils ont, à maintes reprises, appelé les grévistes à faire preuve de sens de responsabilité, à geler leurs actions et donner plus de temps au nouveau staff ministériel pour agir.

Pour Meziane Meriane, coordinateur national du Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapeste), cette situation n’a que trop duré. «Le droit de grève est reconnu constitutionnellement et ces enseignants ne risquent pas plus que les ponctions sur salaire. Toutefois, la tutelle doit réagir dans l’immédiat pour débloquer cette situation sans recourir aux menaces», déclare-t-il.

Un point de vue partagé par Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), qui par contre remet en question les revendications des protestataires. Il cite, comme exemple, le recrutement de superviseurs pour l’encadrement des élèves dans la cour et la cantine.

Pour lui, aucun texte n’oblige l’enseignant à assumer cette mission. «La responsabilité de l’élève dans ces deux lieux ne relève pas des prérogatives de l’enseignant. Au lieu d’aller vers la grève, il est plus facile de ne pas assurer cette tâche», déclare-t-il, avant d’estimer qu’il ne devrait pas y avoir de problèmes concernant le suivi des programmes, notamment après le taux de suivi qui s’affaiblit chaque semaine.

Il est à savoir que le secteur de l’éducation connaît depuis la rentrée une série de mouvements de protestation. En plus des enseignants du primaire et des directeurs des CEM, les enseignants contractuels ont observé, en début de semaine, un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Alger.

Ils revendiquent l’ouverture d’un dialogue avec la tutelle, leur intégration sans condition ni restriction dans les postes vacants, la priorisation des enseignants remplaçants dans le recrutement, la valorisation de l’expérience professionnelle et le retour au mode de recrutement sur la base du diplôme.



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