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Grève dans l’éducation : Le Cnapeste menace de durcir la protestation

13 avril 2021 à 10 h 40 min

La grève de deux jours à laquelle a appelé le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur de l’éducation (Cnapeste) a été, selon les représentants de ce dernier, largement suivie dans toutes les wilayas du pays et le taux de suivi diffère d’un palier à un autre et d’un établissement à un autre.

Le syndicat situe entre 50 à 90% le taux de suivi au niveau du secondaire alors qu’au collège il est estimé entre 30 à 80%, et enfin au primaire le taux de suivi varie entre 5 à 30%. Si l’on se réfère aux chiffres approximatifs donnés par le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba, la grève a été suivie à hauteur de 85% à Médéa, le taux de suivi était aussi important à Tizi Ouzou, Béjaïa, Boumerdès, Bouira, Tiaret, Annaba, Constantine, Oran, Tlemcen et Sétif… Les établissements des trois directions de l’éducation de la capitale ont également répondu favorablement au mot d’ordre de grève et le taux de suivi, de l’avis de M. Boudiba, était appréciable. Quant aux établissements du Sud, notamment à Adrar, le taux de suivi était de 70%.

Ce débrayage, premier du genre cette année, est qualifié par ses animateurs «d’un signal fort» et un premier «avertissement» adressé à la tutelle. Si les autorités ne prennent pas sérieusement en charge les revendications légitimes des enseignants, le syndicat promet l’escalade. D’ailleurs, hier, des assemblées générales ont eu lieu dans plusieurs établissements du pays pour mettre au point une stratégie à court et long termes visant le durcissement de la protestation.

En renouant avec le mouvement de protestation, le syndicat annonce la fin de la trêve sociale inhérente à la crise sanitaire et à la situation politique due au mouvement populaire déclenché le 22 février 2019.

Les responsables du syndicat qui ont lancé la veille un appel à une grande mobilisation des enseignants des trois paliers pensent qu’aujourd’hui, les réticents vont rejoindre la protestation dès lors que la plateforme de revendications englobe l’ensemble des préoccupations des enseignants. Est-il normal, s’interrogent les initiateurs de cette action, qu’un enseignant du secondaire cumulant 20 ans d’expérience touche un salaire ne dépassant pas les 55 000 DA et celui du moyen est rémunéré à hauteur de 50 000 DA et celui du primaire son salaire ne dépasse pas les 40 000 DA ? L’enseignant algérien se sent moins reconnu, moins considéré et moins respecté et de surcroît mal payé.

L’enseignant est mal payé et moins considéré

«L’enseignant peine à boucler ses fins du mois. Il réclame de la considération et il doit jouir d’un statut social le plus élevé et son salaire doit être revu à la hausse», tranche M. Boudiba .

A la question de savoir si la tutelle les a conviés à une séance de travail dans le but de surseoir à leur action de protestation, M. Boudiba répond par la négative. Pour lui, l’arrêt du mouvement de débrayage est tributaire de solutions concrètes. «Lors de la rencontre tenue le 7 avril avec le premier responsable du ministère, nous n’avons pas ressenti une véritable intention de régler les problèmes socioprofessionnels posés», déplore M. Boudiba.

Dans sa plateforme de revendications, le syndicat autonome réclame l’amélioration du pouvoir d’achat de l’enseignant qualifié de «catastrophique», le droit au logement, à la retraite anticipée et à la médecine du travail. Le syndicat réclame également le respect des libertés syndicales, le recrutement des enseignants issus des Ecoles normales, l’allègement du volume horaire avec le recrutement davantage d’enseignants pour soulager ceux qui se plaignent des répartitions imposées par le protocole sanitaire.

«La priorité aujourd’hui doit être la révision des salaires et le dossier du logement. L’enseignant n’ouvre pas droit au logement social et en même temps il ne peut pas adhérer à aucune autre formule, car son salaire est trop bas. Il faut trouver une solution à ces attentes !», insiste M. Boudiba.


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