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Sid Ali Khaldi invite «les algériens mécontents» à s’exiler : Grave dérapage du ministre de la Jeunesse et des Sports

24 octobre 2020 à 11 h 47 min

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sid Ali Khaldi, est depuis, jeudi dernier, au cœur d’une nouvelle polémique. Mais c’est lui-même qui s’est mis dans cette situation.

De son propre gré et en raison de son excès de zèle. Ce membre du gouvernement d’Abdelaziz Djerad et un des représentants du pouvoir qui aspire à bâtir une «nouvelle Algérie», a prouvé à l’opinion publique nationale qu’il peine à se départir des anciennes pratiques et des vieux réflexes du précédent régime : l’arrogance et le mépris envers ceux qui ne partagent pas l’unanimisme ambiant.

En effet, animant un meeting dans le cadre de la campagne électorale pour la révision de la Constitution, Sid Ali Khaldi a rappelé, au détour d’une phase, à tous les Algériens le «In3el bou li ma yehbnach (Maudit le père de celui qui ne nous aime pas)». Il n’a pas prononcé les mêmes mots. Mais la signification est presque la même.

«Nous allons construire un Etat conforme à la déclaration du 1er Novembre, un Etat démocratique et social dans le cadre des principes de l’islam. Pour la première fois depuis l’indépendance, nous avons constitutionnalisé la Déclaration du 1er novembre et le hirak populaire. Et celui qui n’est pas content n’a qu’à changer de pays», déclare-t-il, insistant même sur l’invitation à «changer de pays» en la répétant à deux reprises.

Grave dérapage verbal ! Pis, une provocation inutile de la part de celui qui est censé mobiliser les électeurs pour participer massivement au référendum sur le projet de la révision de la Constitution, présenté comme un des principaux chantiers du nouveau pouvoir.

Quelle mouche a donc piqué ce responsable chargé d’un département censé donner l’exemple à la jeunesse algérienne ? Sid Ali Khaldi a-t-il saisi le sens de la Déclaration du 1er Novembre 1954 qui avait pour but de fédérer les Algériens autour de l’idéal de l’indépendance ?

A-t-il assisté, ne serait-ce que du haut d’un balcon, aux marches du hirak qui appelait à une Algérie plurielle, libre et démocratique ? Visiblement, ce membre du gouvernement ne garde à l’esprit que les attaques ciblant des Algériens ou une partie d’entre eux auxquelles on a assisté ces dernières années.

Sa déclaration a rappelé aussi aux Algériens la fameuse «chardima (groupuscule)» qui a suscité la colère des jeunes de Ouargla en 2013. C’est la consécration de l’exclusion de ceux qui expriment des avis contraires.

En tout cas, au moment où le gouvernement tente d’atténuer la polémique suscitée par la maladresse du wali d’Oran en rendant hommage à l’enseignante qui a révélé au grand jour une partie du mal de l’école algérienne, une gaffe d’un ministre donne naissance à une controverse d’une plus grande ampleur. La déclaration du ministre a suscité, effectivement, un déluge de réactions, notamment sur les réseaux sociaux.

Des internautes lui rappellent que l’Algérie «n’est pas son héritage» et d’autres lui précisent «qu’ils veulent plutôt changer de système». Certains réagissent avec beaucoup de dérision en envoyant, sur Messenger, le message suivant : «‘‘Je ne suis pas content», envoie le à 10 personnes et le ministre de la Jeunesse et des Sports t’enverra dans un autre pays’’.» Tragicomique !

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