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Longtemps mis en cause dans les pénuries de médicaments et le dysfonctionnement du marché national, le réseau de distribution prend une nouvelle allure et tend à se professionnaliser.

Fin du monopole sur le médicament

15 avril 2015 à 10 h 00 min

De nombreux distributeurs et grossistes-répartiteurs ont, durant des années, revendiqué un statut particulier et un cahier des charges définissant les normes régissant la fonction de «distributeur de produits pharmaceutiques» comme un métier à part entière dans la chaîne de l’industrie pharmaceutique.

Ainsi, un groupement de distributeurs, Repharm Algérie, constitué d’une dizaine de sociétés détenant 40% des parts du marché au niveau national, s’est constitué en janvier dernier. L’idée du groupement répond aussi au souci de couvrir les besoins du marché, notamment dans les zones éloignées de notre vaste territoire.

D’ailleurs, dans certaines régions du pays, c’est le pharmacien lui-même qui se déplace pour s’approvisionner, surtout que la majorité des grossistes sont concentrés dans quatre wilayas du pays (Alger, Constantine, Sétif et Oran) et leur nombre ne dépasse pas les 120 au niveau national, dont 30 couvrent 80% du marché.

Ce qui est effectivement très difficile à assurer avec 8000 pharmacies réparties sur le territoire national. Une situation qui a engendré durant des années des pratiques commerciales néfastes dénoncées par les pharmaciens, à savoir la vente concomitante, la concurrence déloyale, la faveur accordée aux pharmaciens selon leur chiffre d’affaires, etc. Un état de fait qui pénalise directement le patient.

Le groupement des distributeurs des entreprises vient justement casser ce monopole exercé par certains et permettre un accès rapide aux produits et une meilleure répartition géographique. «Nous voulons explorer toutes les synergies possibles entre nos entreprises d’abord pour une meilleure proximité de nos clients et ensuite pour optimiser nos achats, les coûts de stockage et de transport», souligne notre interlocuteur.

L’objectif de ce groupement est justement de rétablir le distributeur dans son rôle primordial dans l’exercice de ce métier, renforcé par le pharmacien directeur technique, qui est le garant de la qualité. Un grossiste-répartiteur est tenu d’avoir un pharmacien directeur technique chargé de gérer le volet de la traçabilité des opérations de distribution et de s’assurer du respect du stockage et de la distribution au niveau des grossistes de la société de répartition.

«C’est une façon de professionnaliser le métier de distributeur en produits pharmaceutiques», fait remarquer un représentant de ce groupe. Et d’ajouter : «Nous voulons redonner aux pharmaciens leurs lettres de noblesse et leur permettre de jouer amplement leur rôle dans la vie de l’entreprise.» Une nouvelle organisation dans le secteur qui permettra, sans doute, de mettre fin à toutes les entraves pour faire parvenir les médicaments dans les délais à leur destinataire final, le patient.

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