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Face à la Justice, peu de victoires des grévistes

30 juillet 2018 à 5 h 54 min

Si le droit de grève est garanti par la Constitution à travers l’art 71 qui stipule que «le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre de la loi. Celle-ci peut en interdire ou en limiter l’exercice dans les domaines de défense nationale et de sécurité, ou pour tous services ou activités publics d’intérêt vital pour la communauté».

En gros, le droit de grève est assuré par la Constitution et aucune instance d’Etat ne peut l’interdire, sauf s’il transgresse la loi. Et la loi peut interdire ou limiter son exercice dans le cadre des services ou activités publics d’intérêt vital, comme le stipule la Constitution. C’est le cas quand la grève est déclarée illimitée ou ouverte.

Dans ce cas, la justice donne tort aux grévistes et ordonne la reprise du travail. Dans le cas du mouvement d’arrêt de travail déclenché par le syndicat du personnel de la maintenance de la compagnie Air Algérie, qui a appelé à une grève ouverte afin de satisfaire les revendications professionnelles des travailleurs, la décision de justice paraît couru d’avance, d’autant qu’en 2017 le syndicat d’Air Algérie a été débouté par le tribunal de Dar El Beïda qui a qualifié son action d’«illégale».

Une décision qui «fait obligation aux travailleurs et techniciens de maintenance de ne pas entraver l’activité de la compagnie», s’était empressée de rappeler la direction de la compagnie. Même sanction pour la grève déclenchée par le personnel navigant commercial (PNC) de la compagnie aérienne nationale et dont l’action avait également été jugée «illégale» par le tribunal administratif. Les employés grévistes ont été appelés à regagner leurs postes sous peine de sanction judiciaire.

Lors de la grève ouverte déclenchée par les médecins résidents le 14 novembre par le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), la justice a tranché contre les résidents et déclaré leur grève illégale. Le tribunal avait également ordonné «l’évacuation des lieux occupés par les grévistes». Il faut dire que dans un premier temps, les médecins avaient opté pour des grèves cycliques de deux jours par semaine, puis décidé d’entamer une grève ouverte.

Autre cas symptomatique dans lequel la justice s’oppose aux grévistes : la grève du Cnapest. Le syndicat d’enseignants a dû faire marche arrière et suspendre son débrayage après que le tribunal administratif d’Alger ait qualifié d’illégale la grève observée dans certains établissements éducatifs, suite à la plainte déposée par le ministère.


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