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ExxonMobil suspend la signature d’un contrat préliminaire avec Sonatrach : Les majors pétrolières inquiètes

20 mars 2019 à 9 h 25 min

Les majors pétroliers s’inquiètent de la situation en Algérie. Dans son édition en début de semaine du Wall Street Journal, majors et compagnies pétrolières, ayant des contrats avec Sonatrach ou prévoyant d’en signer, émettent «des doutes sur les transactions pétrolières et gazières».

L’article intitulé «La tourmente politique algérienne jette un doute sur les transactions pétrolières et gazières» rapporte que la compagnie américaine ExxonMobil Corp a suspendu la signature d’un accord préliminaire avec Sonatrach. Un contrat que cette dernière espérait conclure depuis plusieurs mois. Ould Kaddour avait multiplié les sorties médiatiques annonçant l’entrée en Algérie de l’investisseur Exxon Mobile Corp.

Il y a une semaine, une délégation de Sonatrach, conduite par son PDG, avait tenu une réunion à Houston avec les compagnies américaines autour des opportunités d’investissement en Algérie dans le secteur énergétique, notamment l’exploitation du gaz conventionnel et non conventionnel. Le Wall Street Journal, en se référant aux déclarations des responsables, a rapporté que Exxon Mobile a préféré surseoir à la signature d’un accord préliminaire avec Sonatrach et attendre l’évolution de la situation politique en Algérie pour décider.

ExxonMobil Corp est considérée comme la plus grande capitalisation boursière au monde et classée première compagnie pétrolière américaine. Outre cette major, d’autres compagnies internationales ont montré des inquiétudes quant au devenir de leurs investissements en Algérie en fonction de l’évolution de la situation.

«Une transition politique controversée en Algérie crée une incertitude autour d’un certain nombre de contrats d’investissements étrangers dans le plus grand pays producteur de gaz naturel en Afrique», souligne le Wall Street Journal en citant, outre ExxonMobil, les compagnies BP PLC et le norvégien Equinor ASA qui se demandent quelles seraient les conséquences de cette situation politique sur la production de pétrole et de gaz. La réticence de ces compagnies concerne surtout l’exploitation du gaz de schiste, dont l’annonce avait provoqué dans un passé récent un large mouvement de protestations, notamment dans le sud du pays. Bloomberg va encore plus loin en soulignant que «l’aggravation de la crise politique en Algérie rend sa future production extrêmement incertaine».

Ceci en notant que l’Algérie peut faire partie des «Shaky Six» ou les membres vulnérables de l’OPEP subissant des réductions de production involontaires ou qui risquent de voir leur production chuter. L’article de Bloomberg indique que les marchés ont été attentifs aux mouvements de protestation dans les ports d’Arzew et de Béjaïa qui traitent près de 90% des exportations de brut et de condensât du pays. «La capacité de stockage de pétrole étant limitée, toute grève des travailleurs pouvant perturber les terminaux d’exportation pourrait rapidement se répercuter sur la production» note ce média très au fait des questions énergétiques en conseillant à l’Algérie de ne pas tomber dans les schémas vénézuélien, nigérian, iranien, angolais ou libyen.

Bloomberg estime que «les troubles politiques ne favorisent pas les investissements étrangers, mais toute baisse des dépenses des sociétés pétrolières étrangères prendrait du temps pour influer sur une baisse de la production».

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