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mercredi, 14 novembre, 2018
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Exacerbation de la crise à l’Assemblée populaire nationale : Le FLN traduit Bouhadja devant la commission de discipline

16 octobre 2018 à 1 h 10 min

Nouveau développement dans la crise qui secoue l’Assemblée populaire nationale (APN). Le bureau politique (BP) du FLN a décidé, hier, de lever la couverture politique à Saïd Bouhadja pour avoir refusé de démissionner de la présidence de la Chambre basse du Parlement.

Le BP du FLN, réuni par son secrétaire général Djamel Ould Abbès, a également traduit devant la commission de discipline Saïd Bouhadja en vue de l’exclure du parti. La direction du FLN a motivé cette décision par le «refus» de Saïd Bouhadja d’«écouter la majorité des députés» qui réclament sa démission de la présidence de l’APN.

Djamel Ould Abbès a violemment chargé Saïd Bouhadja lors de sa dernière sortie médiatique à Bouira. Le secrétaire général du FLN a appelé le président de l’APN à suivre l’exemple de ceux qui l’ont précédé à la responsabilité au FLN et au Parlement.

Il lui a demandé de faire comme Abdelhamid Mehri qui a démissionné en 1996, Boualem Benhamouda qui a quitté la tête du FLN en 2001, Bachir Boumaza qui a démissionné du Sénat en 2004 ainsi que Karim Younès qui a jeté l’éponge à l’APN la même année.

Les menaces suivies d’appels à la raison de Djamel Ould Abbès n’ont pas eu raison de la témérité du président de l’APN, qui nargue ainsi ses adversaires en refusant de céder à la pression exercée par la majorité parlementaire, constituée des groupes FLN, RND, TAJ et MPA, mais aussi par les chefs des principaux partis au pouvoir, à savoir Djamel Ould Abbès et Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND.

Après avoir déclaré publiquement et aux médias qu’il était disposé à quitter son poste, Saïd Bouhadja se ravise et opte pour ce que ses partisans considèrent comme un «acte de résistance».

Jeudi dernier, il a d’ailleurs surpris tout le monde par une sortie inhabituelle dans les rues d’Alger-Centre, s’attablant à la terrasse d’une cafétéria et prenant des photos et des selfies avec des passants, à quelques encablures du palais Zighout Youcef. Dès le début de cette crise, Saïd Bouhadja a affiché ses intentions en conditionnant sa démission à un «appel téléphonique» qui viendrait de la sphère qui l’aurait placé à l’APN.

Par sa déclaration, Saïd Bouhadja visait la présidence de la République. Un appel qu’il n’aurait pas reçu. Il a ainsi mis en difficulté Djamel Ould Abbès, qui s’est investi personnellement dans cette crise.

L’APN est donc toujours bloquée depuis maintenant trois semaines. Les partis de l’opposition regrettent ainsi cette lutte de «clans», mais refusent de s’impliquer d’une manière ou d’une autre dans cette crise.

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