Entamée le 7 avril à la prison d’El Harrach : Les manifestants suspendent leur grève de la faim | El Watan
toggle menu
vendredi, 28 janvier, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021



Entamée le 7 avril à la prison d’El Harrach : Les manifestants suspendent leur grève de la faim

26 avril 2021 à 11 h 05 min

Les 22 manifestants incarcérés à la prison d’El Harrach ont décidé de suspendre leur grève de la faim entamée le 7 avril, apprend-on auprès du Comité de libération des détenus d’opinion (CNLD). «Les 22 détenus d’opinion de la ‘‘marche de l’escalade’’ ont décidé de suspendre leur grève pour répondre aux appels de leurs avocats et du peuple algérien qui est solidaire de leur combat.

Ils remercient tous ceux qui s’étaient solidarisés avec eux», souligne sur Facebook Zaki Hannache, lanceur d’alerte, qui cite l’avocate Faïza Guettache, membre du collectif de défense. Des avocats, qui rendent régulièrement visite aux grévistes, ont annoncé avoir pu les convaincre de surseoir à leur action extrême.

«Nous avons essayé de les convaincre de suspendre leur grève. En principe, ils ont tous accepté. Il y aura seulement coordination entre les détenus», a précisé Me Abdelghani Badi.

En détention provisoire depuis le 5 avril pour avoir participé à la marche du «tassaid» (escalade) du samedi 3 avril, ils sont poursuivis pour «atteinte à l’unité nationale», «incitation à attroupement non armé», «attroupement non armé».

La chambre d’accusation de la cour de justice d’Alger (Ruisseau) a confirmé, mercredi 21 avril, les mandats de dépôt prononcés par les juges d’instruction des tribunaux de Sidi M’hamed et de Bab El Oued (Hammamet) à l’encontre des détenus, qui avaient décidé de lancer une grève de la faim pour dénoncer leur «incarcération arbitraire».

Trois d’entre eux avaient été transférés au CHU Mustapha après la dégradation de leur état de santé, ont annoncé leurs avocats, qui signalent l’«aggravation» de leur état de santé après 17 jours de grève de la faim. Lors d’une conférence, organisée jeudi au siège du MDS, des avocats ont dénoncé l’«inconstitutionnalité» des poursuites à l’égard des grévistes, «qui n’ont fait qu’exercer un droit constitutionnel, celui de manifester pacifiquement».

Dans une déclaration rendue publique mercredi, des collectifs citoyens et des parents des détenus ont alerté sur les «graves dérives, foulant aux pieds la Constitution que ce même pouvoir a adoptée ainsi que les principes des droits humains».


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!