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mardi, 21 septembre, 2021
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Enseignes commerciales : Rezig veut «criminaliser» l’usage de toute autre langue que l’arabe

27 mars 2021 à 10 h 37 min

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, s’est illustré, avant-hier à Alger, par une sortie médiatique des plus absurdes, alors que le pays est confronté à une crise politique et économique, aggravée par la crise sanitaire.

S’exprimant devant les membres du Conseil de la nation, le ministre du Commerce a annoncé qu’il comptait «criminaliser» l’usage de toute autre langue que l’arabe sur les enseignes des locaux commerciaux. «Le ministère du Commerce prépare actuellement des amendements des textes réglementaires qui vont criminaliser l’usage de toute autre langue que l’arabe sur les devantures des magasins», a-t-il souligné devant les sénateurs du Conseil de la nation.

Jusqu’ici, la constatation des infractions relatives à l’utilisation d’une autre langue que l’arabe sur les enseignes des locaux commerciaux ne relevait pas des prérogatives des agents relevant du ministère du Commerce, a-t-il relevé. Kamel Rezig a indiqué qu’une fois ces textes révisés et adoptés à l’avenir, ils permettront aux agents de contrôle du ministère du Commerce d’intervenir afin de «punir» toute personne utilisant une autre langue que l’arabe sur les panneaux des magasins. Le gouvernement va bientôt adopter, selon lui, le nouveau texte de loi, qu’il soumettra ensuite aux deux Chambres du Parlement pour adoption.

Cette sortie médiatique intervient au moment où Kamel Rezig a montré son incapacité à résoudre les problèmes qui secouent son secteur, dont la crise de l’huile de table et la hausse des prix des produits alimentaires. Aussitôt annoncé, l’amendement de la loi par le ministre du Commerce a provoqué un déluge de réactions indignées et sarcastiques sur les réseaux sociaux.

D’aucuns ont dénoncé une «diversion» suite à l’échec du gouvernement à apporter des solutions pérennes aux pénuries de produits alimentaires et à l’érosion continue du pouvoir d’achat des Algériens, qui peinent à joindre les deux bouts. «Il faut s’occuper des véritables problèmes des Algériens, telles la cherté de la vie et la disponibilité des produits alimentaires. Les panneaux écrits en arabe ou en français ne vont pas nourrir les Algériens», a fustigé un internaute dont l’avis est largement partagé sur internet. D’autres ont dénoncé une «provocation», qui risque d’entraver la promotion de tamazigh, décrété langue nationale et officielle au même titre que l’arabe. Ainsi, le projet du ministre du Commerce s’inscrit en porte-à-faux avec la Constitution.

Depuis son installation à la tête du ministère du Commerce, Kamel Rezig a multiplié les promesses, en vain, de réguler son secteur et de mettre fin aux fréquentes tensions et autres pénuries de produits alimentaires. Malgré son impopularité grandissante, il été maintenu à son poste par le président Tebboune, après le récent remaniement partiel du gouvernement.


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