Enseignants-ministère de l’éducation : Le bras de fer perdure | El Watan
toggle menu
vendredi, 12 août, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Enseignants-ministère de l’éducation : Le bras de fer perdure

10 mai 2021 à 10 h 42 min

Ils sont 14 syndicats à faire appel à un débrayage national. Selon les rapports de cette première journée, les échos sont favorables avec un taux de suivi qui avoisine les 60%.

Selon Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), les participations au mouvement de grève de plus d’une journée s’évaluent à la fin de l’action. «Ce n’est que la première journée.

D’après notre expérience, ce n’est que durant les jours qui suivent que nous avons de fortes adhésions des travailleurs. Toutefois, nous avons quand même un taux de suivi très appréciable à travers le territoire national. Il tourne autour de 60%.

La wilaya de Tlemcen est en tête avec 90% de taux de suivi. La mobilisation y est au max. Les établissements scolaires ont été paralysés. Même constat dans les wilayas du Sud qui profitent de ces mouvements pour rappeler les mauvaises conditions de scolarité et socioprofessionnelles dans lesquelles le secteur patauge. Nous y avons comptabilisé un taux de suivi de 80%», déclare notre interlocuteur, qui signale que le suivi a été moins intense dans la wilaya de Jijel où le taux n’a pas dépassé les 20%.

Dans la capitale, ce chiffre tourne autour de 55%, avec une participation appréciable de quelques lycées qui ont rejoint le mouvement. Ce chiffre est confirmé sur le terrain, où des écoles n’ont donné pratiquement aucun cours.

Ceci au moment où dans d’autres établissements les cours ont été dispensés normalement. A titre d’exemple, les lycées Omar Racim et El Idrissi. «Nous n’appartenons à aucun des 14 syndicats. Nous sommes en majorité répartis sur les syndicats affiliés à l’UGTA ou le Cnapest. Sinon, nous sommes tout à fait d’accord avec les réclamations de nos collègues à travers le territoire national. Ceci bien que nous ne voudrions pas perturber les élèves. Nous attendons le feu vert de nos syndicats pour les rejoindre, sinon c’est le statu quo qui dominera», témoigne Salima, enseignante au lycée El Idrissi, syndiquée Cnapest.

Sit-in devant la direction

Ce débrayage de 3 jours est accompagné de sit-in devant les directions de l’éducation du pays. Sur ce plan, c’est la réussite totale.

Une forte présence des enseignants est palpable. Ils sont soutenus par les autres corps de l’éducation, tels que les proviseurs, les inspecteurs et les corps communs. Les syndicats restent confiants et déterminés à aller jusqu’au bout. «Nous sommes dans notre droit. Nous ne demandons qu’un dialogue sincère et surtout des solutions efficaces à toutes nos revendications. Faute de quoi, pas de marche arrière», martèle Zoubir Rouina, président du Conseil des lycées d’Algérie (CLA).

Il est à rappeler que toute cette démarche des syndicats a été lancée suite à la colère des enseignants dans la wilaya d’Oran. Ils avaient protesté pour réclamer le versement des salaires.

Telles que listées par les syndicats, il est réclamé la protection du pouvoir d’achat des travailleurs avec la revalorisation à 100% du point indiciaire, l’application du décret présidentiel 266-14 avec effet rétroactif, le dévoilement du statut particulier, la régularisation des incidences financières et du dossier des diplômés des écoles supérieures, la révision des programmes, la diminution du volume horaire et la libération des établissements primaires de la mainmise des collectivités locales.

De son côté, le Cnapest compte rejoindre ce mouvement dans les prochains jours. Des conseils de wilaya et nationaux sont tenus depuis la semaine dernière afin de déterminer un plan d’action.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!