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En soutien à l’action du mouvement populaire : Les détenus en grève de la faim

11 décembre 2019 à 10 h 20 min

Les détenus politiques et d’opinion ont entamé une grève de la faim de trois jours «en solidarité avec les revendications du hirak, en particulier le rejet de la mascarade électorale». La grève a été lancée lundi dernier à 20h et devrait prendre fin demain, jeudi 12 décembre, à 20h, veille du vendredi, 43e acte du mouvement populaire, annonce Me Aouicha Bakhti, membre du collectif de défense, qui a rendu publique la déclaration des détenus.

Dans cette déclaration publiée par l’avocate sur sa page Facebook, les prisonniers politiques et d’opinion de la maison d’arrêt d’El Harrach et d’ailleurs déclarent leur opposition à «la logique électoraliste» du pouvoir et apportent leur soutien au hirak populaire, «révolutionnaire et pacifique, dans son refus de cette nouvelle tentative du pouvoir de détourner le choix du peuple, digne et valeureux, qui depuis le 22 février 2019 est sorti dans la rue pour recouvrer ses droits spoliés depuis l’indépendance du pays».

Les grévistes de la faim affirment inscrire leur action «dans la droite ligne des mémorables et historiques manifestations du 11 Décembre 1960, qui a vu le peuple algérien, à Alger et dans les autres régions du pays, sortir en masse en soutien à la lutte pour le recouvrement de la souveraineté de l’Algérie».

Ce mode d’action (grève de la faim) a déjà été le recours de certains détenus à Alger (prisonniers liés au mouvement Rachad), à Mostaganem (Brahim Daouadji) et Bordj Bou Arréridj (Brahim Laalami). Il devra concerner quelque 300 détenus interpellés depuis juin dernier, dont des militants politiques en vue, comme Karim Tabbou, Fodil Boumala, Samir Benlarbi, Abdelouahab Fersaoui, Hakim Addad. «La grève de 3 jours de grève est lancée à partir d’aujourd’hui (hier).

Elle sera suivie par Karim, Fodil, Samir et tous les jeunes…», signale Azzedine Toumi, militant politique et proche de Tabbou, qui rappelle que ce dernier détenu à Koléa (Tipasa) est en isolement total, «sans presse, ni contact humain». Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) annonce, dans une déclaration postée sur sa page Facebook, que depuis quelques jours, la vague d’arrestations et de répression de tout manifestant opposant, notamment à l’élection, a atteint «des sommets alarmants». «Des activistes emprisonnés et même torturés dans des commissariats ont défrayé la chronique de cette campagne électorale, qui ressemble à tout sauf à une élection présidentielle. Des journalistes sont malmenés pour étouffer toute voix discordante et en finir avec le peu de presse libre qui accompagne la révolution populaire.

Plus de 1000 interpellations au niveau national depuis le début de ce cirque électoral, qui n’a d’autre objectif que de recycler le système avec un coup de force militaire contre la volonté populaire», s’offusque le comité. Ce dernier dénonce «vigoureusement les tortures de plusieurs activistes placés en détention provisoire plus tard, à l’instar de Brahim Laalami, de Babaci et de Radjedal d’Oran, qui a été relâché ensuite». Devant les arrestations qui dépassent, soutient le comité, les 300 au niveau national, et devant la gravité de la situation, le CNLD appelle les Algériens, «soucieux de l’avenir du pays», à rejoindre les marches populaires annoncées pour cette fin de semaine.

Il exige la libération «immédiate et inconditionnelle» de tous les détenus d’opinion et politiques avec réparation des injustices, et fait appel à la «vigilance» et à maintenir la mobilisation pacifique, surtout en cette semaine décisive pour l’avenir du pays.



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