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vendredi, 07 août, 2020
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En prononçant un discours devant le Congrès américain : Il y a 63 ans, JFK soutenait l’indépendance algérienne

04 juillet 2020 à 10 h 05 min

Quand l’histoire d’un individu en pleine ascension rencontre le destin d’un peuple en lutte. John F. Kennedy, alors sénateur américain, avait prononcé, le 2 juillet 1957, un discours en faveur de l’indépendance de l’Algérie.

L’ambassade des Etats-Unis en Algérie a rappelé, jeudi, dans un post sur sa page Facebook ce fait historique d’importance : le message précise que le jeune sénateur démocrate du Massachusetts a prononcé son premier discours de politique étrangère au Sénat américain, «annonçant son soutien à l’indépendance de l’Algérie et dénonçant la tentative de la France de supprimer le mouvement indépendantiste algérien par la force militaire». «Peu de gens auraient pu prévoir qu’à peine cinq ans plus tard, ce jeune homme serait le président américain et accueillerait à la Maison-Blanche le président d’une Algérie nouvellement indépendante (Ahmed Ben Bella, ndlr), inaugurant une nouvelle ère des relations algéro-américaines», lit-on dans le post. Un court passage du discours de JFK, une photo de Ben Bella reçu par JFK, et la mosquée d’El Biar (Alger) construite grâce à des fonds de Mme Jacqueline Kennedy, accompagnent le message.

Le sénateur J. F. Kennedy, qui occupait le poste de président de la Commission des affaires étrangères du Sénat en 1957, a déclaré : «Il y a plusieurs cas d’affrontements entre l’indépendance et l’impérialisme dans le bloc occidental qui requièrent notre attention. Mais ici aussi l’un d’eux, plus que les autres, est absolument essentiel, l’Algérie (…).

Il est donc temps que l’on prenne en main le véritable problème qui nous est posé en Algérie – problème qui ne peut plus être évité ni par les Nations unies ni par l’OTAN – problème qui devient de plus en plus difficile à résoudre, comme une guerre acharnée apparemment sans fin détruit, un par un, les ponts de moins en moins nombreux qui restent vers un accord raisonnable.» Le sénateur de Massachusetts, ayant rencontré des militants algériens, à l’instar de M’hammed Yazid, Abdelkader Chandarli, a tôt soutenu la cause du peuple algérien.

Devenu président des Etats-Unis, il prononce, le 5 juillet 1962, un autre discours félicitant l’indépendance de l’Algérie. Les Algériens n’ont point oublié ce soutien.

Recevant le lundi 18 décembre 1962 l’ambassadeur des Etats-Unis, William Porter, venu lui présenter ses lettres de créances, le président Ahmed Ben Bella a fait l’éloge du président américains surnommé le «cheikh» : «Notre peuple n’oubliera pas la voix du cheikh Kennedy (…) qui a réclamé le droit du peuple algérien de décider de son sort. (…) J’ai été persuadé personnellement au cours de mes entretiens avec le président Kennedy de l’amitié véritable que témoignent les Etats-Unis envers l’Algérie », rapportait Le Monde le lendemain.

Le 15 octobre 1962, John F. Kennedy reçoit à la Maison-Blanche Ben Bella. Ce dernier «s’est empressé de quitter New York pour Cuba, sans s’attarder à Washington, au grand dam de Kennedy, qui pourtant avait le premier dans son pays soutenu le combat des Algériens», souligne l’historien Omar Carlier.



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