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Éducation : Les enseignants maintiennent la pression à l’Ouest

26 avril 2021 à 11 h 10 min

Hier, le personnel enseignant de plusieurs wilayas de l’Ouest a organisé, simultanément, des rassemblements pour protester contre les conditions socioprofessionnelles de plus en plus difficiles.

Si, dans certaines wilayas du pays, la protesta dans le secteur de l’éducation n’a débuté qu’hier, il faut savoir qu’à Oran, le personnel enseignant des trois paliers protestent depuis une dizaine de jours, et a d’ores et déjà obtenu gain de cause sur quelques points : les salaires, notamment, qui ont été virés, après plusieurs jours de retard, et la décision, prise en concertation entre la direction de l’éducation, celle de la poste et de la communication et du chef de cabinet du wali, pour fixer désormais la date du 8 de chaque mois pour procéder aux virement des salaires de l’ensemble du personnel enseignant.

A cela, selon une enseignante avec qui nous nous sommes entretenus hier, promesse leur a été faite de toucher les primes qui leur sont dues, et ce, dès la fin du mois. Ceci étant dit, le personnel enseignant considère que l’ensemble de ses revendications est loin d’être satisfait, et c’est justement dans cette optique qu’il a organisé, hier, un sit-in de protestation devant le siège de l’académie, dès 8h30, renforcés par les autres travailleurs de l’éducation (surveillants, agents, femmes de ménage, factotums, etc.) pour pointer du doigt la mal-vie, le pouvoir d’achat en érosion, et réclamer, de facto, des augmentations de salaires. Dans la wilaya de Témouchent, il s’était agi, hier, du plus important sit-in observé ces derniers mois.

Cela change du tout au tout avec les escouades de demandeurs de logements venant de différentes agglomérations protester contre les promesses non tenues des autorités. Hier, c’était près d’un demi-millier de cols blancs du secteur de l’éducation, tous cycles confondus, qui ont battu le pavé devant le siège de la wilaya. Disciplinés et veillant à ce que la circulation ne soit pas perturbée, entonnant des chants, ils exhibaient une pancarte sur laquelle sont portées les six revendications nationalement adoptées par les manifestants.

Rose à la main exhibée aux nombreux policiers présents, l’autre tenant un microphone, une enseignante leur tient des propos expliquant les raisons de leur protesta. Fait notable, aucune figure représentative d’aucun syndicat n’était présente. Par ailleurs, au regard de nombreux indices, organisation et moyens, il ne s’agissait pas d’une action spontanée, tant elle apparaît suscitée par une lame de fond. A Sidi Bel Abbès, le mouvement de grève lancé par les enseignants du secteur de l’éducation, sans aucun parrainage syndical, a été différemment suivi hier.

Des arrêts de travail dans au moins cinq lycées ont été enregistrés dans le chef-lieu de la wilaya, selon un syndicaliste du cycle secondaire. «Face à l’ampleur du mouvement, des syndicats de l’éducation ont décidé d’appuyer les grévistes et d’étendre le mouvement aux trois paliers», dit-il. Dans plusieurs écoles et collèges, les cours ont été normalement assurés, indiquent des enseignants du primaire. Ces derniers n’excluent pas, cependant, une paralysie des écoles dans les prochains jours.

Selon la direction de l’éducation, la grève a enregistré un taux de suivi de 6,20% parmi les fonctionnaires des corps communs et 13% parmi le corps enseignant. A Tlemcen, par contre, aucune perturbation dans les cours n’a été enregistrée dans les établissements de la wilaya. Cependant, la coordination de wilaya des professeurs de l’enseignement primaire a appelé à une grève générale à partir d’aujourd’hui.

Un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation est programmé à 10h pour annoncer, notamment, les décisions quant à la durée des arrêts de cours. A Mascara, ils étaient très nombreux les enseignants des trois paliers et autres travailleurs, venus des quatre coins de la wilaya, à prendre part, hier, au sit-in de protestation observé devant le siège de la direction de l’éducation. «Ce sont la malvie, la pauvreté, la hogra et la non-considération qui rongent le quotidien des enseignants qui nous ont incités à quitter les classes et à porter nos revendications dans la rue, loin de toute couverture syndicale», nous dira un enseignant du secondaire venu de Sig, à 43 km de Mascara.

Des enseignantes et des enseignants ont affiché leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles.


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