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Echos de l’ouest

09 novembre 2019 à 10 h 15 min

Sidi Bel Abbès : «Nous ne reculerons pas !» scande la foule

Des centaines de manifestants ont bravé, hier, le froid et la pluie tombée sans discontinuer pour défiler à travers les principales artères de la ville de Sidi Bel Abbès. L’acte 38 du hirak a encore mobilisé, sous une pluie battante, des manifestants opposés à la tenue de l’élection du 12 décembre prochain et réclamant la libération des détenus d’opinion.

Brandissant l’emblème national et des pancartes reprenant des slogans hostiles aux tenants du pouvoir, les manifestants se sont rassemblés, comme d’habitude, vers 14h, sur la place du 1er Novembre. Des hommes, des femmes, jeunes et moins jeunes sont sortis clamer, haut et fort, leur rejet du processus de régénération du système Bouteflika à travers une élection n’offrant aucune garantie de transparence et de libre choix des électeurs.

«Makanch intikhabte ya issabte !» «Dawla madania machi askaria !» «Gaïd dégage !» «Bensalah dégage !» ont scandé les manifestants le long de l’itinéraire allant du boulevard de la République jusqu’à celui de la Macta en passant par le rond-point du Garden. Arrivés à hauteur de l’école de gendarmerie, en plein centre-ville, les manifestants ont observé une minute de silence et lu la Fatiha en hommage aux soldats assassinés mercredi à Damous (Tipasa), lors d’une opération antiterroriste.

Devant la caserne des sous-officiers de la gendarmerie, les manifestants ont repris en cœur «Djeich-châab, khawa khawa» (Armée-peuple, tous frères), avant de s’en prendre au chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, qui continue de prôner une approche autoritaire et liberticide contre les principaux animateurs du hirak. «Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il tonne… nous ne reculerons pas. La protestation continuera jusqu’au départ de tous les symboles du système», assure un jeune manifestant ayant pris part à tous les vendredis de contestation et qui, pour la circonstance, a sorti hier son parapluie pour un hiver qui s’annonce rude. M. Abdelkrim

Mascara : «Non aux élections !»

Les activistes du hirak à Mascara ont répondu, hier, présent en nombre et en qualité de slogans. Sous une pluie fine et dans une ambiance de joie à l’occasion de la fête du Mawlid Ennabaoui Echarif (naissance du Prophète Mohamed QSSSL), une centaine de citoyens ont battu le pavé des artères principales de la ville pour le 38e vendredi de mobilisation contre le pouvoir en place.

En cette édition, la prochaine élection présidentielle que veut coûte que coûte organiser le système était le principal sujet de discussion des militants de la cause nationale. «Ils veulent nous imposer leurs élections qu’une grande majorité d’Algériens rejettent. Nous, les éléments du hirak, ne céderons pas, nous ne lâcherons pas, nous continuons à résister et nous ferons tout pour faire échouer leurs plans, bien sûr, par notre lutte pacifique et responsable», a déclaré un jeune activiste du hirak lors d’un bref débat à la place Emir Abdelkader, en plein centre-ville de Mascara.

De son côté, Djamel, un activiste démocrate, nous a relaté qu’«en cette conjoncture actuelle, lancer une vaste opération de sensibilisation des populations sur la nécessité de rejeter les élections du 12 décembre prochain que le pouvoir veut organiser à tout prix est une priorité». Et d’ajouter : «Faire échouer les élections est un devoir national.»

Tout au long de la marche, plusieurs slogans rejetant «la prochaine mascarade électorale» ont été scandés : «Ya Ali, ya Ali, baouha !» (Ils ont vendu le pays), «Gaïd Salah dictateur !» «Echaâb yourid el istiklal !» (Le peuple veut l’indépendance), «Dawla madaniya, machi askaria !» (Etat civil, pas militaire), «Bey bey Gaïd Salah, had el âm makache el vote !» (Bey bey Gaïd Salah, cette année, il n’y aura pas de vote). Par ailleurs, les manifestants n’ont oublié le moudjahid Lakhdar Bouregaâ : «Qu’Allah yechafik Si Bouregaâ !» (Que Dieu vous guérisse Bouragaâ).

Des appels à l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur des affaires de malversation, de corruption, de détournement de fonciers, abus de fonction, blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite ont été lancés par les manifestants. «A Mascara, aucune enquête n’a été menée, comme si rien ne s’était passé !» nous dira un citoyen d’un air surpris. Souag Abdelouahab

– Aïn Témouchent : Grande détermination

Malgré les averses tombées par intermittence, la manifestation du hirak a été maintenue. Aujourd’hui, vers 16h, le mouvement doit recevoir le renfort du cycliste de Boumerdès qui a entrepris un tour d’Algérie en soutien au hirak. Hier, il est arrivé à Tlemcen avant l’étape de Témouchent. Les «vendredieurs» ont été appelés à participer à son accueil, ce samedi.

Hier, les slogans étaient variés tant devant le siège de la wilaya que sur le parcours de la marche. Un des leaders du mouvement a tenu un discours synthétisant les derniers développements de l’actualité nationale : «Ils ont tapé sur les étudiants, les enseignants, les médecins et cette fois, cela a été le tour des magistrats. Etait-ce une mise en scène pour frapper les esprits ? Peu importe ! Le fait est que le régime est en train de se phagocyter lui-même semblablement aux araignées cannibales.

Celui qui est dans sa tour d’ivoire avec derrière chaque pilier un garde du corps, et qui veut faire croire que le hirak en a après l’ANP, oublie qu’El djeich, ce sont d’abord les enfants du peuple. Lors du crash de l’avion à Boufarik, c’est tout le peuple qui a compati. Il est impératif qu’il change de discours. On ne peut censément organiser des élections dans des conditions aussi anxiogènes et dans un climat de légitime suspicion.» Durant la marche, les slogans alliant critiques acerbes et humour noir ont fusé : «Nous avons fait avorter le 5e mandat, voilà qu’ils nous y ramènent !» M. Kali

Chlef : l’Etat de droit clamé par les manifestants

Malgré la pluie, des manifestants ont marché au centre de Chlef hier pour le 38e vendredi consécutif, réitérant leurs revendications habituelles comme «Pas d’élections avec les bandes !» «Nous voulons un Etat civil et démocratique !» «Le peuple doit recouvrer sa souveraineté bridée !» Les protestataires ont, en outre, brandi des banderoles et pancartes réclamant «L’indépendance de la justice et la liberté de la presse».

Pour eux, «il n’y a pas de liberté des citoyens sans la liberté de la presse», tout comme il ne peut y avoir «un Etat de droit sans une justice réellement indépendante vis-à-vis du pouvoir exécutif». Ils ont aussi déployé les portraits des détenus politiques, exigeant leur libération sans condition, à l’image du moudjahid Lakhdar Bouregaâ, Karim Tabbou et des jeunes incarcérés suite aux manifestations pacifiques organisées dans la capitale, notamment.  A.Yechkour

Tiaret : «Pour une Algérie démocratique»

En dépit d’une chute drastique de la température dans la capitale du Sersou et la pluie battante qui est enfin apparue à l’orée d’un automne sec, la marche du 38e acte a bien eu lieu. Des centaines de citoyens, hommes et femmes drapés de l’emblème national ont défilé avec entrain et enthousiasme dans les principales artères de la ville pour crier haut et fort l’attachement du hirak à «Une Algérie démocratique, républicaine et sociale», comme écrit sur de nombreuses pancartes.

Des pancartes qu’on a parfois eu du mal à lire à cause de la pluie : «L’argent de la corruption a rendu aveugles les issabate», «Le syndicat domestiqué grâce à l’argent a trahi la cause», allusion faite à l’UGTA. Fidèle parmi les fidèles, Mounir Mekadem est toujours fier de brandir sa pancarte où il est signifiait que «Le peuple qui est sorti le 22 février pour chasser Bouteflika et sa bande ne permettra pas à ses résidus de gouverner l’Algérie».

Amorçant la descente du boulevard Ibn Badis jusqu’aux marches de la Grande-Poste, la foule bruyante et joyeuse crie «Ils l’ont vendu les traîtres, ils l’ont vendue… baouha el khawana baouha !» ponctué par un chant devenu culte du hirak «Ya Ali, Ya Ali !» Arrivée à proximité de la place des Martyrs, à deux mètres du platane où ont été pendus Ali Maachi et ses deux compagnons un certain 8 Juin 1958, une jeune adolescente tenait une pancarte avec la photo de celui qui est devenu le symbole du hirak, Lakhdar Bouregaâ, avec deux phrases : «Le légendaire moudjahid Bouregaa à la prison de l’Algérie indépendante et les faux moudjahidine mobilisés pour la cause de l’élection». Il est à signaler qu’une minute de silence a été observée par les marcheurs à la mémoire des militaires assassinés. A. Fawzi


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