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Dynamiques de la société civile : Cap sur la conférence nationale

17 novembre 2019 à 10 h 05 min

Les Dynamiques de la société civile ont un objectif : tenir une conférence nationale inclusive.

Une réunion a été organisée la semaine dernière entre ses différentes composantes pour décider des prochaines actions. «Les membres des Dynamiques de la société civile se sont réunis lundi. Il n’y a pas eu de communiqué. Après débat, il a été décidé de reprendre contact avec les partis politiques et les personnalités nationales pour aller vers une deuxième rencontre après celle du 24 août dernier», précise Boualem Amoura, président du Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef).

Une commission est chargée d’engager les contacts avec les différentes parties. «C’est la même commission que la dernière fois. Chacun contactera un groupe de partis le plus tôt possible», précise le syndicaliste.

Une première rencontre de concertation des Dynamiques de la société civile s’était tenue le 24 août dernier.  Plusieurs parties ont répondu à l’appel : une vingtaine de partis de l’Alternative démocratique et du Front du changement que préside Abderrahmane Arar, des personnalités nationales – dont certaines ont été incarcérées, à l’instar de Abdelhouahab Fersaoui, président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), et Hakim Addad, militant des droits de l’homme – des universitaires, des étudiants, etc. Il s’agissait de la première rencontre de concertation inédite qui «rassemble les partis politiques des deux pôles, l’Alternative démocratique du 26 juin et les Forces du changement du 6 juillet, ainsi que des personnalités nationales. Cette première rencontre a pour objectif de rapprocher les visions et travailler sur les convergences», a précisé à l’ouverture de la rencontre Fersaoui.

«Préfigurer la scène politique»

Pour le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et coordinateur de la Confédération des syndicats autonomes (CSA), le «travail ne s’est jamais arrêté» : «Le travail consiste à réunir, autour des vraies composantes de la société civile, les partis politiques, les personnalités et des élites universitaires qui s’inscrivent dans la dynamique du hirak pour un véritable changement démocratique en Algérie. C’est un projet que la CSA partage avec d’autres partenaires de la société civile depuis la rencontre du 15 juin 2019. L’objectif principal est de proposer des solutions à la crise politique actuelle dans un cadre consensuel. Nous avons bien relevé le défi le 24 août dernier en rassemblant l’essentiel de la famille politique, de la société civile, des personnalités politiques et autres représentants de l’élite universitaire et des jeunes étudiants. Nous considérons que cette démarche garde tout son sens et pourrait constituer l’approche consensuelle pour sortir de l’impasse politique dans laquelle se trouve notre pays à l’approche d’une échéance électorale rejetée par des millions d’Algériens.»

Les Dynamiques comptent poursuivre leur travail malgré l’incarcération de certains de ses membres actifs, le départ de délégués «pro-élection», tels que Arar, et la campagne pour la présidentielle du 12 décembre qui s’ouvrira aujourd’hui.

«La mission se poursuivra. La campagne pour nous est un non-événement», a lancé Amoura.

Le Dr Merabet est convaincu que le projet ciblé (conférence nationale) n’est pas tributaire d’un calendrier quelconque. «Notre objectif est de rassembler les propositions et les efforts de toutes les parties engagées dans la révolution populaire pacifique. Nous voulons préconfigurer la scène politique et sociale et l’assainir progressivement des aventuriers et autres opportunistes. Il y a l’avant 12 décembre et l’après 12 décembre 2019. Nous sommes en train d’agir avec cette projection. Des contacts et des échanges sont en cours», signale Merabet.

L’essentiel des Dynamiques de la société civile est constitué de la CSA et sa quinzaine de syndicats autonomes, des Ordres professionnels médicaux, de la Forem, de la Société algérienne de médecine générale, du Snapo, d’associations comme RAJ, El Baraka, El Irchad wel islah, Nabni… «Des associations moins connues sont également présentes. Il y a des artistes, des avocats, des associations de défense et de promotion de la condition de la femme, etc. C’est un espace diversifié et assez représentatif», se réjouit le président du SNPSP.


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