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Durement impactés par le confinement : Les transporteurs réclament la reprise du travail

03 juin 2020 à 10 h 10 min

Les transporteurs de la wilaya de Béjaïa ont emboîté le pas aux commerçants. Ils ont organisé hier un sit-in devant le siège de la wilaya, à la demande des professionnels du transport qui ont diffusé, la veille, plusieurs appels sur les réseaux sociaux.

Ils étaient plusieurs dizaines de propriétaires de bus, de taxis et de petites entreprises de transport urbain, suburbain et interwilayas à se masser devant le portail de l’administration de la wilaya pour demander la levée du confinement sur le secteur du transport.

Trois mois durant, ces transporteurs ont puisé dans leurs économies, mais aujourd’hui, «la situation financière se complique davantage», regrette un chauffeur de bus.

Sur la RN26, près d’El Kseur, un barrage mobile de la police «filtre» l’accès vers la ville de Béjaïa. Les agents immobilisent systématiquement bus et taxis. Les revendications des transporteurs, qui sont fortement impactés par le confinement, s’articulent également autour de l’aspect fiscal, souhaitant bénéficier d’une exonération d’impôts.

Kamel Ichallalen, du syndicat de la Soummam, déclare que «les transporteurs sont venus de plusieurs communes pour exiger la reprise du travail, une amnistie fiscale pour cette année 2020 et une indemnisation». «Cela fait trois mois qu’on est en arrêt de travail.

Beaucoup de collègues se sont reconvertis en ‘‘taxieurs’’ clandestins, parce qu’ils n’ont plus de quoi se nourrir !» dit courroucé un chauffeur de taxi. Son collègue se dit «étonné en outre de voir les taxieurs réguliers interdits de travailler pendant que des clandestins occupent leur aire de stationnement à Akbou sans qu’ils soient inquiétés.

Pendant ce temps, les taxis réguliers sont chassés par la police comme s’ils étaient des parasites !» Ils sont venus d’Akbou, de Kherrata, d’Amizour, d’El Kseur pour mettre la pression sur le wali afin qu’il intercède en la faveur d’une reprise rapide du travail.

«Nous nous sommes sacrifiés pendant trois mois pour soutenir l’effort de l’Etat dans la lutte contre le virus et, en retour, ils ne nous proposent que 10 000 Da de compensation, soit 3000 DA par mois pour chaque transporteur sur cette période de confinement tonne un opérateur dans le transport, ajoutant que c’est lui qui «prend en charge à ses frais les chauffeurs et les receveurs».

Les commerçants maintiennent la pression

Le propriétaire d’une entreprise de transport interurbain relève qu’il «est insensé de demander à un transporteur d’immobiliser son véhicule pendant que les bus de transport des travailleurs sont autorisés à circuler». «La différence, c’est que l’administration doit faire fonctionner son économie pendant que les particuliers payent le prix de cette gestion du confinement», analyse-t-il.

Les deux représentants syndicaux que nous avons rencontrés sur place souhaitent ressortir du bureau du wali avec une nouvelle qui satisfera les transporteurs.

Ceci étant dit, «les syndicalistes, assurent-ils, vont œuvrer à la sensibilisation et à la mise en œuvre des mesures de protection, comme la distribution des bavettes, celles-ci vont être exigées aux clients, la réduction du nombre de voyageurs dans les bus et la désinfection régulière des véhicules».

La même journée a connu le retour des commerçants et des gérants d’auto-écoles dans la rue. Ils sont revenus dans l’espoir de revoir le wali, qui devait donner une réponse quant à leur demande de réouverture. «Des discussions se déroulent en ce moment au niveau du ministère du Commerce.

Ce dernier a rassemblé les représentants syndicaux et les présidents des Chambres de commerce pour examiner une éventuelle réouverture de certains commerces et les conditions de la reprise de ces activités», selon Samir Mamasse, président du syndicat local des commerçants et artisans de Béjaïa.

D’après nos informations, 17 activités devront être autorisées dans moins de dix jours. La liste définitive des activités à retenir sera «discutée» entre les représentants des commerçants et le ministère de tutelle, qui a déjà invité ces professionnels «pour l’élaboration d’une liste d’activités commerciales susceptibles de reprendre.

Les modalités de la reprise feront aussi l’objet de discussions entre le ministère et les différents partenaires sociaux», a affirmé le président de l’Association nationale des commerçants et artisans, Mohamed Tahar Boulenouar, à la presse.

Selon la même source, «les autorités centrales ont accepté de prolonger le versement des 10 000 Da d’aide aux commerçants et l’instauration d’une exonération partielle des impôts».



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