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mardi, 07 décembre, 2021
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évoquant le déficit de la CNR : Djaaboub exclut le retour à la retraite proportionnelle

10 avril 2021 à 10 h 35 min

Il n’y aura aucun retour à la retraite proportionnelle, ni à la retraite sans condition d’âge qui a été créée en 1997, notamment en cette conjoncture économique délicate que traverse le pays.

C’est El Hachemi Djaaboub, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, qui l’a annoncé au Conseil de la nation. Il assure en outre que l’Etat «n’abandonnera jamais les retraités». La retraite est un dossier économique, mais également éminemment politique. Le représentant du gouvernement se mobilise pour montrer sa capacité à répondre au défi érigé en nouvelle priorité des priorités.

«Le déficit de la CNR devra s’élever, courant 2021, à près de 690 Mds de dinars», a-t-il précisé et a rappelé que la CNR est confrontée à ce déficit depuis 2013, relevant que les dépenses nationales de cette Caisse se sont élevées à 1293 Mds de dinars en 2019, contre des recettes estimées à 709 Mds de dinars, soit un déficit financier de 584 Mds de dinars. Les recettes de cette Caisse en 2020 se sont élevées à 762 Mds de dinars, contre des dépenses estimées à 1402 Mds de dinars à l’effet de couvrir les pensions et allocations de retraite directes et indirectes à 3,3 millions de bénéficiaires, révélant que le déficit au titre de l’exercice 2020 s’est élevé à 640 Mds de dinars et devra atteindre, courant 2021, près de 690 Mds de dinars.

La Caisse nationale de retraite traverse, depuis quelques années, une période de perturbation très importante en matière de finances, résultat des départs massifs et précoces de nombreux travailleurs à la retraite, mais aussi à une baisse de l’emploi suite aux difficultés financières endurées par l’Algérie, sachant que les retraités sont pris en charge exclusivement par les cotisations des travailleurs.

Évoquant les «opérations de redressement» de la situation de la CNR, M. Djaaboub a précisé qu’il a été procédé, en premier, à l’utilisation des réserves de cette Caisse estimées à 58 Mds de dinars en vue de combler le déficit financier entre les deux années 2013 et 2014, en sus de l’octroi par la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) et la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) d’un soutien financier entre 2014 et 2017, sous formes de crédits.

La CNR a également bénéficié en 2018, d’un soutien exceptionnel à partir du budget de l’Etat, estimé à 500 Mds de dinars, ainsi que de crédits sans intérêts octroyés par le Fonds national d’investissement (FNI), d’un montant estimés à 620 Mds de dinars en 2019 et de 680 Mds de dinars en 2020, a fait savoir le ministre.

La pénibilité revient dans le débat

En dépit de toutes les mesures prises, poursuit M. Djaaboub, «la CNR n’a pas été en mesure de corriger le déficit structurel dont elle pâtit, dû essentiellement à la hausse du nombre de bénéficiaires de la retraite, notamment les dernières années, contre une stabilité ou une contraction du nombre des cotisants», faisant état du recensement de 2,2 cotisants contre un seul retraité, alors que l’équilibre budgétaire requiert 5 cotisants pour un seul retraité. L’équilibre de la CNR est difficile à atteindre pour plusieurs raisons : conjoncture socio-économique dégradée, propagation de la Covid-19 et aggravation du non-versement des cotisations à la Sécurité sociale. Il y a aussi le travail informel qui gangrène l’économie algérienne et par conséquent, menace les principes de la solidarité nationale et de la Sécurité sociale. Concernant la retraite des catégories qui exercent dans des conditions difficiles, le ministre a indiqué que les dispositions de l’article 7 de la loi sur la retraite sont «claires», faisant état de la création d’une commission technique au niveau de la tutelle pour définir la liste de ces postes.

Il a rappelé que son secteur a élaboré la nomenclature algérienne des métiers/emplois, répartie sur 16 secteurs et comporte 86 domaines, 416 fiches de métiers/emplois et 5479 dénominations, estimant que la finalisation de cette nomenclature «permettra aux experts d’élaborer la liste des métiers très difficiles». La question de la pénibilité revient de plus en plus dans le débat. Le degré de pénibilité pèse également très significativement (et logiquement) sur la capacité que les salariés ont à se projeter sur une fin de carrière plus ou moins éloignée.

Plus la pénibilité physique est ressentie et moins on s’imagine capable de la subir pendant encore de longues années et d’occuper son poste passé 60 ans. Pour les personnes qui exercent un métier pénible avec de fortes contraintes physiques, la retraite constitue une véritable libération, même si beaucoup redoutent de ne pouvoir en profiter pleinement.

On parle souvent de pénibilité physique mais une nouvelle forme de pénibilité apparaît : la souffrance psychologique, le stress et la pression des entreprises.


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