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Divergences au sein de l’opposition : La société civile déterminée à jouer un rôle de médiateur

18 août 2019 à 10 h 15 min

Les trois dynamiques de la société civile ont affiché, hier, leur détermination à jouer un rôle de médiateur dans l’espoir d’aplanir les divergences entre les partis de l’opposition, à l’occasion d’une rencontre de concertation, initialement prévue hier, mais reportée à samedi prochain faute d’autorisation de la wilaya d’Alger.

«Nous pouvons jouer le rôle de médiateur entre les partis politiques de l’opposition pour arriver à une solution politique consensuelle de la crise qui doit garantir à l’ensemble des Algériens la coexistence. Aujourd’hui, on n’a plus le droit à l’exclusion», a affirmé Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et membre actif du Collectif de la société civile, lors d’une conférence de presse organisée au siège de l’Unpef.

Après plus de six mois de mobilisation citoyenne exemplaire, deux tendances lourdes traversent la société. «Il y a ceux qui appellent à une élection présidentielle et d’autres qui militent pour un processus constituant. Aujourd’hui, il y a une possibilité de trouver un compromis. On peut aller vers une solution consensuelle, à condition qu’il y ait un dialogue sincère», a-t-il ajouté. Ces deux tendances sont représentées par des partis de l’opposition rassemblés au sein des Forces du changement et de l’Alternative démocratique.

Même son de cloche de Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique et membre de la Confédération des syndicats autonomes. «Les partis politiques de l’opposition sont coalisés autour de deux principaux pôles. Chacun dispose de sa propre proposition de sortie de crise. Mais ils ont des points de convergence et nous voulons qu’ils se réunissent autour d’une table. Nous croyons à la médiation. Cela ne sera pas facile mais c’est un défi pour nous», a-t-il estimé. Président de l’association El Baraka, Ahmed Ibrahimi, a abondé dans le même sens. «Nous aspirons à tenir une rencontre rassembleuse, qui tentera d’équilibrer le rapport des forces. Aujourd’hui, le régime sait qu’il ne détient pas la solution de la crise à lui seul.

Tout le monde doit s’asseoir autour d’une table pour trouver une solution à la crise. Nous ne sommes pas contre le dialogue. Au contraire, il faut un dialogue sérieux dont les résultats garantiront la concrétisation des revendications du hirak», a-t-il insisté. Les trois dynamiques de la société civile, fédérées autour de la Confédération des syndicats autonomes, du Forum et du Collectif de la société civile, ont engagé d’intenses consultations avec différents acteurs de la classe politique, dans le cadre d’une résolution de la conférence de la société civile du 15 juin dernier, portant sur l’organisation d’une conférence nationale pour la mise en œuvre de leur initiative de sortie de crise.

Les trois dynamiques de la société civile ont de nouveau posé leurs «conditions» avant d’engager un dialogue «sérieux, responsable et sincère». «Nous maintenons nos préalables, à leur tête la libération des jeunes détenus du hirak. Nous disons bien la libération des personnes incarcérées dans le cadre du hirak. Nous n’appelons pas à libérer ceux qui ont volé ou dilapidé les deniers publics. Beaucoup d’amalgame est entretenu à notre détriment à propos de cette question», a relevé Lyes Merabet. Par ailleurs, ce dernier a dénoncé l’attitude de la wilaya d’Alger qui n’a pas octroyé à temps une autorisation pour la tenue de la conférence de concertation, à laquelle prendront également part des personnalités nationales «crédibles». «L’autorisation a fini par nous parvenir vendredi soir.

Pour nous, c’était trop tard. Alors nous nous sommes excusés auprès des partis et des personnalités invités et avons convenu de reporter la réunion à samedi prochain», a-t-il rappelé. Selon lui, l’administration traîne encore de vieux réflexes bureaucratiques. «Ces pratiques n’ont pas lieu d’être. L’administration doit réagir avec célérité, car la situation est exceptionnelle», a-t-il affirmé, allusion au hirak.


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