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mardi, 13 novembre, 2018
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Deux anticancéreux jugés très toxiques : Les oncologues demandent leur retrait immédiat

06 novembre 2018 à 1 h 00 min

Des médecins spécialistes des différents services d’oncologie demandent le retrait immédiat de deux anticancéreux indiqués dans le traitement du cancer du colon et pour prévenir les récidives après ablation chirurgicale de la tumeur, dans le cancer du sein et d’autres localisations, pour leur toxicité élevée. Il s’agit de Capimax (DCI : Capécitabine) en comprimé 150 mg du laboratoire Intas et Docemax (Docétaxel) un produit injectable du laboratoire Cipla, deux fabricants indiens.

Ces médicaments commercialisés par la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) et utilisés dans les hôpitaux publics «présentent des effets secondaires graves, notamment au plan hématologique, cutané et digestif enregistrés chez les patients traités dans les services d’oncologie à Alger, Médéa, Tizi Ouzou, Blida», souligne un professeur en oncologie. Le Centre de pharmacovigilance et de matério-vigilance (CPM) a été alerté à propos de ces deux médicaments utilisés en chimiothérapie. D’ailleurs, une réunion a regroupé, la semaine dernière, des oncologues chefs de service avec les responsables du centre pour justement discuter de ces effets indésirables de plus en plus importants, notamment les vomissements, les problèmes cutanés sur les mains et les pieds, le mauvais goût, etc. L’enquête de pharmacovigilance concerne particulièrement l’anticancéreux Capimax qui, selon Mohamed Ayad, directeur général de la PCH, a été mis en quarantaine par précaution après avoir été rappelé par toutes les directions régionales de la PCH. Pour ce qui est du Docemax, le directeur de la PCh assure que «le problème de ce produit se pose dans sa reconstitution lors de la préparation et normalement les choses sont rentrées dans l’ordre». Ce qui ne semble pas réglée puisque les oncologues demandent son retrait pour «des raisons de sécurité des patients». «Le produit en question, qui nécessite une préparation, se cristallise dans le flacon au moment de la reconstitution.

Ce qui rend impossible son utilisation», explique un oncologue qui demande le retrait du produit. «De toutes les manières, je ne le prescris plus», a-t-il indiqué. A noter que le centre de pharmacovigilance a signalé, dans son dernier courrier de l’année 2018, qu’il avait demandé le retrait de deux médicaments (Propofel et Capécitabine – Capergard 500 mg) pour lesquels le problème a été posé en 2016 qui «présentaient des balances/bénéfices risque défavorables. La Capécitabine est un produit pour lequel il faudra redoubler de vigilance en raison de sa toxicité. Les effets indésirables étaient variés allant du plus simple (nausées) au mortel. A l’issue de la réunion du 24 mai 2017, il a été constaté plus d’effets indésirables graves non gérables qui seraient liés à la toxicité du produit, et qu’il y avait plus de décès avec le Capegard par rapport au princeps. Des effets indésirables par interaction lors de l’association avec d’autres médicaments et le problème du mauvais goût», lit-on dans le courrier du CPM. Malgré cette alerte du centre de pharmacovigilance il y a une année, le produit est toujours commercialisé par la PCH et une partie du marché du dernier appel d’offres lui a été attribuée. Interrogé à ce propos, le directeur affirme que le produit «a fait l’objet d’une reformulation».

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