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jeudi, 15 novembre, 2018
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Le verdict sera connu le 31 juillet

Deux ans de prison requis contre Salim Yezza

25 juillet 2018 à 0 h 17 min

L’avocat de la défense, Me Kouceila Zerguine, a souligné que la publication pour laquelle est poursuivi son client remonte au 25 avril 2014, alors que la demande d’ouverture d’une enquête a été effectuée par le parquet le 9 avril 2018.

Le procès du militant des droits de l’homme, Salim Yezza, s’est tenu hier au tribunal de Ghardaïa. Le parquet a requis contre le mis en cause deux années de prison ferme et 100 000 DA d’amende. Le collectif de défense, composé des avocats Zerguine Koceila, Abderrahmane Salah, Noureddine Ahmine et Salah Dabbouz, a plaidé non coupable et demandé la relaxe de Salim Yezza.

Lors de leur plaidoirie, les avocats de la défense ont relevé un vice de forme. Contacté par nos soins, Me Kouceila Zerguine a déclaré d’emblée que la publication pour laquelle est poursuivi son client remonte au 25 avril 2014, alors que la demande d’ouverture d’une enquête a été effectuée par le parquet le 9 avril 2018.

Les faits sont donc frappés de prescription en matière pénale, car ils datent de plus de trois ans, a expliqué Me Zerguine. L’avocat a également affirmé que le parquet s’est trompé d’article sur lequel il s’est appuyé pour le deuxième chef d’inculpation.

Au lieu de l’article 295 bis 1, il s’est basé sur l’article 295 qui traite de la violation de domicile, a assuré Me Zerguine, pour lequel «les chefs d’inculpation retenus contre mon client, à savoir ‘‘incitation à la haine’’ et ‘‘incitation à attroupement’’, ne sont pas appuyés par des preuves tangibles». «Mon client est jugé pour sa publication du 25 avril 2014 qui ne contient pas de propos incitateurs à la haine ou à l’attroupement. Bien au contraire.

Il parlait dans cette publication de l’humanisme, du vivre-ensemble, de la non-discrimination entre Algériens. On ne peut donc pas l’accuser de l’opposé de ces valeurs», a souligné Me Zerguine, qui a affirmé que Salim Yezza a vivement dénoncé la violence qui a secoué, à l’époque des faits, la vallée du M’zab. Cet avocat a assuré que Salim Yezza avait clairement exprimé sa solidarité avec les victimes du M’zab.

«La solidarité n’a jamais été un crime», a affirmé Me Zerguine. Aussi, cet avocat a relevé la condamnation de Salim Yezza d’«instrumentalisation de la religion». «Mon client a le droit d’exprimer des idées et des opinions politiques sur la séparation de la religion et de l’Etat. La liberté de culte, de conscience et d’opinion est garantie par la Constitution», a soutenu l’avocat.

Le verdict de cette affaire, mis en délibéré, sera connu le 31 juillet. Salim Yezza a été arrêté le 14 juillet à l’aéroport de Biskra alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour retourner dans son lieu de résidence en France, après avoir assisté à l’enterrement de son père, sur la base d’un mandat d’arrêt émis le 10 juillet. Une fois arrêté, il a été placé à la prison d’El Maghaier, avant d’être transféré à Ghardaïa. Son arrestation a suscité une vague d’indignation des défenseurs des droits de l’homme.

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