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lundi, 18 octobre, 2021
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En attendant la proclamation des résultats définitifs : Des tractations pour la composition d’une alliance présidentielle

22 juin 2021 à 10 h 42 min

La configuration de la future Assemblée issue des élections législatives du 12 juin sera-t-elle différente des précédentes, notamment les 7e et 8e législatures.

Tout porte à croire que nous allons vers la reconduction du même schéma et une cartographie politique dominée par les partis traditionnels : une alliance présidentielle (FLN-RND-El Moustakbal et une partie des indépendants) qui portera haut et fort le programme du président Tebboune.

Que ce soit les partis qui ont accaparé le gros des sièges en jeu lors de ce scrutin, comme le FLN, le RND, le MSP, Front El Moustakbal et El Bina, ou ceux dont la moisson était maigre, tous se disent prêts à soutenir le programme du président de la République et à contracter des alliances dans ce sens.

Ces partis veulent tous peser sur l’échiquier politique et ont les yeux braqués sur le prochain Exécutif. Au sujet des alliances, même si les tractations vont bon train, les partis et autres porteurs de listes indépendantes aux élections législatives anticipées du 12 juin refusent de se prononcer, tant que le Conseil constitutionnel, qui a été destinataire de près de 400 recours, n’a pas proclamé les résultats définitifs et officiels.

Contactés, le FLN, dirigé par Abou El Fadhl Baadji (105 sièges), et le RND (57 sièges) de Tayeb Zitouni ont estimé qu’il est prématuré de parler d’une éventuelle composition d’une nouvelle alliance présidentielle avant les résultats définitifs des élections : «Dans 4 jours, le Conseil constitutionnel rendra son verdict et à ce moment-là, nous serons fixés sur la composante de la future Assemblée et le travail des alliances commencera», glisse Rezgui du RND, qui qualifie le FLN de «frère» de toujours. Au RND, l’on insiste sur des alliances avec uniquement le courant «nationaliste», ce qui implique que l’ancienne alliance (FLN-RND-MSP) n’est pas de mise !

«Nous allons établir une alliance avec le FLN. Ce qui est tout à fait normal et logique, car nous faisons partie de la même famille qui est le courant nationaliste», a soutenu M. Zitouni, précisant que son parti n’a pas été créé pour faire dans l’opposition !

«Notre position est claire, nous soutenons le président Tebboune et notre alliance sera donc présidentielle», atteste M. Zitouni, qui justifie cette position par rapport aux idées politiques du Président qui, selon lui, n’est pas certes de leur rang, mais appartient à la même famille politique qui est «le courant nationaliste».

Soutien au programme de Tebboune

Selon le RND, une alliance présidentielle va donc être reconstituée, cette fois-ci, autour de Tebboune et le retour du MPS semble exclu pour le moment et il sera probablement remplacé, explique M. Zitouni par le Front El Moustakbal. «Ce parti fait partie du courant nationaliste. A trois, nous formons la majorité», note le SG du RND, qui laisse la porte ouverte aux listes indépendantes qui s’identifient à ce courant.

«Nous sommes en position de force. Des tractations vont être ouvertes pour rallier le plus de monde possible à cette alliance présidentielle», conclut le leader du RND. Même son de cloche au FLN. Baadji affirme que le RND n’est pas un rival mais un «frère» de l’ex-parti unique, «car l’ancienne époque est révolue».

De ce fait, il n’écarte pas des alliances avec ce parti dans le cadre d’une nouvelle majorité présidentielle. Baadji explique que le programme du FLN est proche de celui du chef de l’Etat et, par conséquent, sa formation n’hésitera pas à défendre sa feuille de route. Toutefois, selon Baadji, la constitution de cette majorité ne peut intervenir qu’après consultation du président de la République.

Par ailleurs, à la question de savoir si le MSP, qui a obtenu 64 sièges, participera à une coalition nationale dans le cadre du futur gouvernement, Abderrazak Makri ne veut pas précipiter les choses, estimant que la question sera abordée le moment venu. «Nous ne nous prononcerons sur la question qu’après la décision du Conseil constitutionnel», tranche Naamane, cadre du MSP.

Abdelaziz Belaïd, patron du front El Moustakbal qui a récolté 48 sièges, affirme qu’il engagera prochainement des pourparlers avec les différentes forces présentes à l’APN, sans dire s’il y aura des alliances ou pas.

«Il est prématuré de s’exprimer sur la question, mais nous ne sommes pas un porte-voix du pouvoir ni encore une opposition négative. Nous œuvrons pour accéder au pouvoir», observe un cadre du parti. 


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