Des milliers de marcheurs à Ouargla | El Watan
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Des milliers de marcheurs à Ouargla

29 mars 2019 à 20 h 53 min

Des milliers de citoyens ont arpenté les rues de la ville de Ouargla en ce sixième vendredi de mobilisation placé sous le signe du refus de l’application de l’article 102 de la constitution, jugé dépassé par les orateurs qui se sont succédés à la place de la rose des sables.

Ouargla a connu une nouvelle journée de frénésie générale succédant à un jeudi consacré au nettoyage et à l’embellissement de cette place emblématique qui connaissait jusque là l’organisation de toutes les manifestations populaires des chômeurs et des activistes de la société civile et qui abrite chaque semaine depuis le 22 février des rassemblements populaires de plus en plus importants ponctués par des prises de parole de sensibilisation et de plaidoyer pour un changement radical.

Un collectif de jeunes qui a décidé de mettre de coté ses obédiences et ses engagements a lancé cette semaine une campagne de mise en valeur de tous les arrêts de bus de la ville dans le cadre du trash_tag_ouargla. A l’initiative de Fatma Ben Daoud, porte-parole de ce mouvement, des jeunes ont nettoyé et peint le grand mur attenant à la placette ou des artistes peintres de l’association El Massa se sont attelé tout au long de la journée du vendredi à donner des couleurs à un mur délabré et fissuré qui n’a jamais été aussi beau. « C’est un cercle vertueux dans lequel nous voulons convier les jeunes de Ouargla afin de se réapproprier la rue, les murs et l’espace public » nous dit Fatma. « C’est notre leader, El Kaida, on ne peut rien lui refuser » rétorque Khaled peignant en bleu ciel ce mur pour le préparer à recevoir la touche des pros. A leur initiative, des volontaires se sont joints au mouvement et arrosé la rose des sables. Ainsi nettoyée à grande eau, cette dernière a accueilli vendredi des dizaines de banderoles hissées par des jeunes dont le principal slogan n’est autre que « Pas d’application de l’article 102 sans le départ de Bensalah » qui a accompagné « La proclamation du 1er Novembre, notre engagement », « Barakat de ces visages ».

Après avoir sillonné la ville à pieds, à dos de chevaux, motocyclettes et vélos, les marcheurs ont dressé un tribunal populaire à la place du 17 février ou des prisonniers en tenue Orange, aux visages connus de Saïd Bouteflika, Ouayahia, Bouchareb et Haddad ont été condamnés par l’instance publique à disparaitre.


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