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dimanche, 05 avril, 2020
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Des militants brisent le blocus policier à Sidi Bel Abbès

01 février 2020 à 10 h 08 min

Une poignée d’activistes du hirak ont réussi, hier, à briser le blocus policier infligé aux manifestants pacifiques à Sidi Bel Abbès, sans pour autant reprendre pied sur la place du 1er Novembre (ex-Carnot), point de ralliement de la contestation populaire depuis le 22 février 2019.

«Mettez-nous en prison, continuez à mobiliser toutes les forces de police pour nous empêcher de marcher ; nous, nous n’abandonnerons jamais la lutte», lâche un manifestant rencontré près de la mosquée Abou Bakr Essedik, avant d’entamer, vers 14h, une marche improvisée jusqu’au lycée Azza Abdelkader (ex-Laperrine).

Après plusieurs semaines de répression et d’arrestations arbitraires, les slogans antipouvoir ont, de nouveau, été scandés dans les rues de la ville. «Dawla madania, machi askaria !» (Un Etat civil, pas militaire), «Simiya, silmiya, nos revendications sont légitimes !» lançaient les manifestants d’un carré, lesquels ont été dispersés par la police aux abords de l’intersection du Petit-Vichy. Sur la place du 1er Novembre, le même dispositif policier observé au lendemain de l’élection du 12 décembre est reconduit, a-t-on constaté. Véhicules de police, fourgons cellulaires et une présence importante de policiers en civil et d’éléments antiémeute.

Les forces de police occupent ainsi le terrain pour faire avorter toute tentative de rassemblement en procédant à des arrestations brutales et arbitraires. «Les éléments des renseignements généraux ainsi que ceux de la police judiciaire se sont transformés en police politique traquant toute personne voulant s’exprimer librement», explique un enseignant universitaire rencontré hier aux abords de la place ex-Carnot. «Même les gérants de café sont interdits d’ouvrir leurs commerces pour empêcher les manifestants de s’attabler avant d’entamer leur rassemblement, comme ils avaient l’habitude de faire», ajoute-t-il.

La répression policière à Sidi Bel Abbès a contraint, depuis presque deux mois, des centaines de citoyens à prendre le chemin des villes de Tlemcen et d’Oran pour manifester chaque vendredi. «Les manifestants s’exilent pour s’exprimer librement face au forcing de la police politique et de ses relais qui continuent de violer les droits et libertés des citoyens en toute impunité», dénonce un avocat du barreau de Sidi Bel Abbès.

Dans un communiqué rendu public récemment, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a fermement dénoncé les atteintes aux libertés et la répression constatée chaque vendredi dans les wilayas d’Alger, Tissemssilt et Sidi Bel Abbès. Le CNLD a également condamné les dépassements et les agressions physiques et morales que subissent les activistes du hirak de la part d’éléments de la DGSN.

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