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dimanche, 05 avril, 2020
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Des manifestants convoqués devant le procureur ce dimanche : Des dizaines d’arrestations ces derniers jours

02 novembre 2019 à 10 h 17 min

Intensification des arrestations parmi les manifestants ces dernières heures. Hier, des protestataires, parmi lesquels des membres du Comité national pour la libération des détenus (CNLD), ont été interpellés et conduits dans des commissariats de la capitale.

«Il y a eu des arrestations pendant la marche. Parmi les personnes arrêtées, on nous a signalé des activistes du CNLD. D’ailleurs, nous venons lancer un appel pour un rassemblement à Cavaignac (commissariat à Alger-Centre), où ces personnes sont détenues», signale Kaci Tansaout, coordinateur du CNLD. Ces derniers jours, la forte mobilisation dans la capitale a fait réagir la police : plusieurs arrestations ont été signalées. Le Réseau de lutte contre la répression a annoncé le «kidnapping» de l’activiste de Bordj Bou Arréridj, Brahim Lalami, par des éléments des services en civil, place des Martyrs et conduit vers une destination inconnue.

Plus tard dans la journée de jeudi, le Réseau a fait part de l’arrestation d’un groupe de manifestants place Port-Saïd, La Casbah. «Un groupe de manifestants a été arrêté cet après-midi (une quarantaine d’après un témoin sur place) par les forces de sécurité au lieudit Port-Saïd devant le TNA. Pour l’instant; l’identité et le lieu de destination sont inconnus, sauf pour Lyes Touati qui est un militant de Béjaïa», a posté le groupe sur sa page Facebook, sans donner plus de détails sur les circonstances de l’arrestation et là où ils ont été conduits. Le CNLD a pu identifier des détenus interpellés à plusieurs endroits de la capitale.

«Amine Rebai, militant du RAJ, a été interpellé par la police, il est actuellement au 3e commissariat de la place des Martyrs. Mokrani Houssem Eddine, arrêté à la gare Agha et embarqué au commissariat de Bab Ezzouar. Abdelaziz Medjber a été arrêté par la police et conduit au commissariat de Birkhadem, où il a passé un coup de téléphone pour informer ses proches de son arrestation. Actuellement sans nouvelles de lui depuis son arrestation alors qu’il n’a pas pris ses médicaments (selon Tansaout, il serait atteint de sclérose en plaques – SEP)», détaille le comité.

Ces derniers jours, la grève des magistrats a perturbé le fonctionnement de la justice et de ses auxiliaires. Des manifestants interpellés lors de la marche des avocats du 24 octobre ont été relâchés après 4 jours. «Haddadene Madjid et ses trois amis, qui ont été relâchés hier soir (lundi 28 octobre), après avoir passé quatre nuits en garde à vue au commissariat de Cavaignac, sont convoqués pour se présenter demain, dimanche 3 novembre, devant le procureur du tribunal de Sidi M’hamed.

Leurs pièces d’identité et téléphones portables sont confisqués par la police de Cavaignac», signale Kaci Tansaout. Le coordinateur du CNLD explique que la police ne peut pas prolonger la garde à vue sans l’autorisation des procureurs. «La grève s’est répercutée sur les familles des détenus et les avocats qui doivent renouveler leurs permis de communiquer et de visite. C’est la mission des juges et non plus des avocats après les ordonnances de renvoi», précise le coordinateur. 

Les vendeurs de pin’s en grève de la faim

Les vendeurs de pin’s arrêtés par la police et incarcérés à la maison d’arrêt d’El Harrach entament une grève de la faim. Raison : la décision du procureur de «classer leur affaire comme relevant du litige commercial», signale Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national pour la libération des détenus (CNLD). «Il s’agit de sept détenus arrêtés pour vente de pin’s portant l’emblème amazigh. Ils ont décidé de lancer une grève de la faim de trois jours à partir d’aujourd’hui (hier) pour dénoncer la décision des juges de considérer que leur affaire a un caractère purement commercial et qu’ils ne sont donc pas des détenus d’opinion», précise-t-il.

Le coordinateur signale le cas d’un détenu d’opinion souffrant, après une grève de la faim en cours. «Le détenu Diyaoui Fathi vomit du sang depuis un moment. Il est en grève de la faim depuis son arrestation, le 17 septembre dernier», dénonce-t-il. Par ailleurs, il s’offusque que le détenu Mati Salah, ayant bénéficié d’un non-lieu depuis le 20 octobre, soit toujours «hospitalisé à l’hôpital psychiatrique (Frantz Fanon), alors qu’il devait être remis à sa famille qui prendra en charge ses soins». 

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