Des jeunes manifestent depuis près de neuf mois : «On est convaincus que la victoire viendra» | El Watan
toggle menu
vendredi, 22 novembre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191121

  • Massage Tunisie


Des jeunes manifestent depuis près de neuf mois : «On est convaincus que la victoire viendra»

09 novembre 2019 à 10 h 10 min

Les Algériens sortent hebdomadairement depuis maintenant près de neuf mois pour réclamer le «départ du système», faisant preuve d’une détermination sans faille et qui n’est pas près, a priori, de s’estomper. Ni les promesses d’une élection présidentielle «transparente», via l’instauration de l’ANIE (Autorité nationale indépendante des élections), ni la répression quelquefois, encore moins les conditions climatiques n’ont pu les en dissuader.

Hier, premier vendredi après le grandiose 1er novembre, alors que la pluie s’abattait sur la capitale, ils étaient nombreux à sortir battre le pavé des rues d’Alger pour réitérer leurs revendications relatives au «départ du système» et au rejet de l’élection présidentielle du 12 décembre. Qu’est-ce qui fait donc que les Algériens, de tout âge, ne se «lassent» pas de marcher, neuf mois après le début du hirak ?

«On s’est tus pendant des années. Aujourd’hui, nous avons retrouvés la dignité quelque part. Si je sors tous les vendredis depuis le 22 février, c’est parce que je crois au changement. Et à chaque fois je suis fier d’y participer», nous dit Hamid, un commerçant de 38 ans exerçant dans la commune de Aïn Benian, à l’ouest d’Alger.

Celui-ci n’omet pas de rappeler les «inégalités» ayant, entre autres, poussé les Algériens à investir la rue. «Pourquoi eux, ils envoient leurs fils se soigner à l’étranger, alors que nous, nous subissons l’état des hôpitaux algériens. Pourquoi eux, ils arrivent toujours à dénicher de bons postes d’emploi pour leurs progénitures, alors que nous non», nous a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Si on insiste pour continuer à marcher et dénoncer ce régime, c’est pour les générations futures. Nous, on ne sait pas si on va en bénéficier.»

Allant dans le même sens, Younès, un technicien en audiovisuel, estime quant à lui que poursuivre le hirak pendant près de neuf mois est «une question de conviction». «Je suis convaincu que ce régime qui a failli doit impérativement partir. C’est pour cela que ni le temps ni les conditions climatiques ne nous ferons reculer», a-t-il indiqué. Est-il par contre utile de continuer à sortir manifester alors que le pouvoir en place ne donne pas l’impression d’être prêt à reculer par rapport à la tenue de la présidentielle du 12 décembre ?

Pour Sofiane, près de la quarantaine, employé dans une entreprise privée à Chéraga, le rendez-vous électoral importe peu, du moment que les Algériens poursuivent leur lutte et que, par conséquent et inéluctablement, la victoire adviendra. «Je suis convaincu qu’on va l’emporter face à ce pouvoir. Neuf ou dix-huit mois après, peu importe, la victoire viendra», a-t-il déclaré.

C’est grâce à cette conviction que rien ne pourra faire reculer la volonté du peuple qui renforce chez celui-ci, d’après ses dires, sa détermination à continuer à sortir chaque vendredi. En somme, chez beaucoup de jeunes, même sans une expérience partisane ou militante, le changement de système de gouvernance est une impérieuse nécessité. C’est ce qui fait que sans discontinuer, ils continuent à battre le pavé des rues de plusieurs villes algériennes neuf mois après le début du mouvement populaire. 


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!