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Des ex-syndicalistes de Sider El Hadjar ont manifesté hier devant l’UGTA Annaba : Le siège de l’union de wilaya cadenassé

22 octobre 2018 à 1 h 01 min

Des ex-syndicalistes de Sider El Hadjar, dont les sections ont été dissoutes il y a plus d’un mois par Friteh Kamel, le secrétaire général de l’UGT Annaba, ont manifesté hier devant le siège de l’Union de wilaya (UW), sis à l’entrée de la vieille ville (ex-place d’Armes), avons-nous constaté sur place. Pour exprimer leur colère contre cette organisation, ils ont procédé à la fermeture du portail du siège en utilisant des cadenas.

Ce qui a empêché les employés d’accéder à leurs bureaux respectifs. Paralysée, l’union de wilaya de Annaba l’était hier toute la journée, où l’on n’a pas constaté de résistance des locataires. Hormis quelques policiers en tenue civile, il n’y avait pas de présence de service de sécurité, tant que la manifestation était pacifique. En effet, massés devant la façade, les protestataires ont brandi des banderoles où l’on pouvait lire, entre autres, en arabe, «les travailleurs de Sider El Hadjar demandent le départ immédiat du SG Kamel Friteh», «L’UW est à la solde de la direction générale de Sider El Hadjar». Présent parmi les protestataires, l’ex-secrétaire général du syndicat de l’entreprise Sider El Hadjar, Amouri Nouredine, a déclaré : «Nous sommes ici pour dénoncer la complicité flagrante dont le secrétaire général de l’UW de l’UGTA Annaba est l’auteur.

J’accuse Kamel Friteh d’avoir établi une nouvelle liste de candidats pour la future liste de syndicalistes de notre entreprise, qu’il l’a soumise à l’avis du président-directeur général de Sider El Hadjar pour approbation. Du jamais vu dans le monde syndical, où l’administration n’a jamais le droit d’interférer dans l’établissement des listes de son syndicat. Cette atteinte à l’éthique syndicale ne vaut que le départ de son auteur. Nous avons saisi officiellement la centrale, en interpellant son secrétaire général Abdelmadjid Sidi Saïd, pour intervenir le plus rapidement possible. Entre temps, nous sommes là et ne quitterons plus le siège cadenassé.»

Des accusations graves, que Kamel Frtiteh, le secrétaire général de l’union de wilaya de Annaba de l’UGTA réfute. «Après la dissolution des 29 sections syndicales de l’ex-syndicat de Sider El Hadjar, nous nous sommes attelés à établir la liste des candidats du prochain syndicat. Je vous confirme qu’elle ne contiendra pas un seul ancien syndicaliste», promet-il. Tout a commencé le 19 septembre dernier, où Chemseddine Maâtallah, l’actuel président-directeur générale (PDG) de Sider El Hadjar qui, dans un passé récent, se prévalait de son intimité avec le député Tliba Bahaeddine, avait fait appel à la centrale pour dissoudre le syndicat de l’entreprise. C’est ce qui a été fait. Mais depuis, rien ne va plus au complexe sidérurgique d’El Hadjar.

Les scandales se succèdent et ne se ressemblent pas. Au climat social perturbé par la récupération politique, il faut ajouter les échecs des opérations d’exportation en passant par les récurrents problèmes de pannes du HF qui sont devenus l’amer quotidien des sidérurgistes d’El Hadjar. La concrétisation du Plan de redressement social (PRS) est plus que jamais menacée par cette lutte syndico-syndicale, et ce, au détriment d’une usine, dont la paix sociale n’aura duré que quelques années.


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