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Des centaines de tunisiens et d’algériens n’ont pas pu y accéder de part et d’autre : Des familles de harraga disparus bloquent le poste-frontière d’Oum Tboul

01 décembre 2019 à 9 h 45 min

Le poste-frontière terrestre algéro-tunisien d’Oum Tboul, relevant administrativement de la wilaya d’El Tarf, a été totalement bloqué, hier, par plusieurs dizaines de familles, avons-nous appris de fonctionnaires sur place.

Selon les premières informations, «les familles protestataires, originaires d’Annaba et d’Alger, réclament des autorités algériennes et surtout tunisiennes des informations sur le sort de leurs enfants harraga disparus en mer depuis plusieurs années, qu’elles soupçonnent d’être secrètement dans des prisons en Tunisie».

Ces familles ont agi suite à des témoignages de prisonniers algériens en Tunisie ayant rencontré des jeunes harraga qui croupissent en prison.

Indignés et dans l’expectative, les protestataires reprochent aux autorités algériennes de «ne pas les assister dans leur pénible quête de la vérité ayant trait au sort de leurs proches disparus». Ils dénoncent particulièrement «l’indifférence de l’ambassade d’Algérie à Tunis qui n’a rien entrepris pour permettre aux familles des détenus de chercher leurs enfants et les rapatrier».

Ce blocage du poste-frontière, faut-il le souligner, a affecté la circulation routière des touristes algériens allant vers la Tunisie, et vice-versa. En l’absence d’une éventuelle prise en charge de ce problème par des autorités locales à même de faire fléchir les contestataires à travers des promesses ou interventions, les Algériens comme les Tunisiens ont fini par rebrousser chemin. «Il y a parmi eux des malades, des personnes âgées et même des bébés qui pouvaient être sans ressources financières», regrette un agent de la police des frontières en faction.

Contacté pour obtenir de plus amples informations, le consul de Tunisie à Annaba n’était pas de service hier. «C’est une journée de repos et personne n’est en service», nous a répondu le préposé au standard téléphonique du consulat de Tunisie.

En mai 2016, des dizaines de familles de harraga disparus avaient observé un sit-in de protestation devant ce même consulat général de la Tunisie à Annaba. Brandissant les photos de leurs enfants, disparus lors de leur tentative de quitter l’Algérie vers la rive européenne, des mères, des pères et des frères avaient exigé la vérité sur le sort réservé à leurs proches en terre tunisienne.

Rappelons que le poste-frontière terrestre d’Oum Tboul, le plus important du pays, a été à plusieurs reprises une scène de contestation. Le 20 novembre dernier, quelque 600 employés du groupe Biolux – qui commercialise des produits électroménagers de la marque Beko – ont fermé l’accès aux deux postes-frontière avec la Tunisie : Oum Tboul et Layoune (El Tarf). Des autorités nationales, ils exigeaient la libération de la matière première bloquée au port d’Annaba, nécessaire pour le fonctionnement de leur usine, à l’arrêt depuis mai 2019. 


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