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Des avocats protestent contre le 5e mandat de Bouteflika

26 février 2019 à 10 h 00 min

La mobilisation contre la perspective d’un 5e mandat du président Bouteflika se poursuit. Hier, c’était au tour des avocats du barreau d’Alger de manifester devant le tribunal Abane Ramdane contre le 5e mandat et le non-respect de la Constitution.

Des dizaines de robes noires, encadrées par un important dispositif policier, ont scandé des slogans hostiles au 5e mandat que compte briguer Bouteflika lors de la présidentielle du 18 avril. «Djoumhouria machi malakia», «Barakat barakat, non au 5e mandat», «Algérie libre et démocratique», ont-ils scandé en chœur. Les avocats protestataires ont également appelé au respect des libertés de manifestation et d’expression, garanties par la Constitution en scandant «Les avocats réclament le respect de la Constitution».

Les avocats protestataires brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «La défense est avec le citoyen» et «Les avocats demandent le respect des lois».

Avocate au barreau d’Alger, Zoubida Assoul figurait parmi les protestataires. Contactée hier par téléphone, elle a expliqué les motivations des avocats : «Sur le plan politique, le bâtonnat d’Alger essaie de garder sa neutralité. Il n’empêche pas moins qu’on n’a pas le droit de se taire alors que la Constitution est violée.

La loi électorale est également violée parce qu’on représente aujourd’hui un candidat absent. On fait des lettres qu’on attribue au Président et on ne sait pas qui les a rédigées. Au moment où des milliers voire des millions d’Algériens sont sortis dans toutes les régions du pays, le Président est parti à l’étranger pour faire un soi-disant contrôle de santé routinier. C’est illogique tout ça !»

Selon Mme Assoul, les robes noires dénoncent aussi des violations d’ordre juridique et constitutionnel : «La défense est là pour demander et dénoncer toutes les violations de la loi et de la Constitution. C’est notre devoir de le faire en tant qu’avocats.» Et de fustiger les atteintes répétées à la liberté d’expression et au droit de manifester, alors que la police avait opéré de nombreuses arrestations lors des marches du week-end contre le 5e mandat de Bouteflika, au pouvoir depuis vingt ans et détenteur du record de longévité à la tête de l’Algérie.

D’après l’avocate, la corporation veut aller au-delà de ce rassemblement «symbolique» et compte organiser une action de protestation d’envergure nationale. «Les avocats sont en train de s’organiser sur le terrain. On montrera à l’opinion publique que les avocats sont partie prenante de ce qui se passe dans la société. On ne peut pas faire comme le pouvoir et dire qu’on n’avait rien entendu, alors que le peuple s’est exprimé sur des questions politiques et sur le devenir de l’Algérie», a estimé l’ancienne magistrate.

Par ailleurs, le barreau de Tizi Ouzou a fait savoir hier qu’il n’était pas derrière l’appel à une marche le jeudi prochain. «Seule l’assemblée générale est apte à délibérer sur ce genre d’action», a noté le barreau de Tizi Ouzou dans un communiqué. L’assemblée générale ordinaire prévue samedi 2 mars débattra de la «nécessité de l’organisation d’une marche» des avocats de la ville des Genêts, selon le barreau de Tizi Ouzou.


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