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jeudi, 13 août, 2020
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Des agressions enregistrées dans certaines villes du pays : Vague de dénonciations de la violence contre les manifestants

29 décembre 2019 à 10 h 15 min

Violence verbale, actes de baltaguia. Les marches hebdomadaires ont été empêchées dans plusieurs villes du pays, à l’instar de Annaba, Bordj Bou Arréridj, Tiaret, Mascara…

Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des individus armés de bâtons et autres objets contondants s’en prenant à des manifestants pacifiques. Plusieurs blessés ont été enregistrés parmi les hirakistes. Dans la même journée, des publications sur les réseaux sociaux appellent à «empêcher» les marches, «quitte à user de violence». Les posts d’une rare violence pointent du doigt ceux qui sont qualifiés de «zouaves», de «ouled dechra» (enfants de village), etc.

Ces derniers jours, des posts sur les réseaux sociaux, des vidéos devenues virales, sont postés appelant à la mort des «personnes qui sortent les vendredi». La présidente d’un parti politique, Naïma Salhi en l’occurrence, et un obscur «théoricien» de l’épuration ethnique, Lakhdar Benkoula, n’arrêtent pas de propager leur discours de haine envers le mouvement populaire et plus particulièrement contre la population de la Kabylie, qui menacerait l’Algérie.

Mais étrangement, à ce jour, aucune autorité n’a jugé nécessaire d’intervenir. D’ailleurs l’«inaction» des policiers antiémeute a été signalée dans des vidéos postées par les manifestants empêchés de marcher ou se regrouper le vendredi.

Ni le ministère de la Justice, ni le Premier ministère, ni le département de l’Intérieur n’ont jugé nécessaire de réagir et d’agir… Assiste-t-on à un durcissement des actions de répression contre la Révolution du sourire ? Veut-on faire peur aux manifestants qui sortent les vendredis en engageant des hommes de main ? Le vice-président de la LADDH, Saïd Salhi, parle sans détour d’un «plan concerté et préalablement étudié» pour affaiblir le mouvement populaire en cours.

«Mettre fin aux manipulations»

Dans la soirée, un appel a été lancé par des intellectuels «soucieux de la préservation du caractère paisible de ces marches». Les signataires, à l’instar de Ahmed Saifi Benziane, Abdelkrim Elaidi, Lahcene Bourbia, Malik Cheklalia, Ali Aït Amirat, Yacine Bouha, Brahim Benaouf, Messaoud Babadji, Benamar Azzouz, Mostefa Medjadi, Moulay Belarbi, Setra Beka, Hamid Bechkat, Amar Mohand Amar, Fatima-Zohra Chemlal, Hadj Miliani, Mebtoul Mohamed, interpellent les autorités sécuritaires et administratives de la ville d’Oran «pour mettre fin aux manipulations de certains milieux affairistes mal dissimulés derrière des partis politiques et d’associations proches du pouvoir illégal et illégitime». «Ces manipulations consistent à encourager les perturbateurs de nos marches, encadrés par les services de sécurité, brandissant des armes blanches en vue de nous agresser et de nous empêcher à respecter un itinéraire emprunté depuis 45 semaines», s’offusquent les signataires de l’appel, qui mettent en premier lieu la justice algérienne, les présidents d’APC et d’APW ainsi que le wali et le chef de sûreté de wilaya devant leurs responsabilités «en cas de dépassements irréversibles». Une autre déclaration rendue publique, hier, a dénoncé les «actes violents» commis par des «baltaguia» contre des marcheurs, «au vu et au su des services de sécurité» «qui doivent assumer leurs responsabilités».

Les pétitionnaires, à l’instar de Zoubir Arous, Nacer Djabi, Tamert Abdelhafid, Athmane Lahiani, appellent à la «solidarité avec les victimes» et «pour consacrer l’unité nationale».

Une pétition a été lancée dans la journée de vendredi. Les initiateurs ont dénoncé «le discours de haine qui se propage à travers des chaînes de télévision, des pages sur les réseaux sociaux et des individus (donnant) lieu à des attaques de baltaguia contre des citoyens pacifiques dans plusieurs villes».

«Ce discours qui vise à semer la discorde a atteint des niveaux très dangereux au cours des dernières semaines, au point de menacer l’unité du peuple et de faire de la violence un acte impuni, qui risque de contribuer à répandre le crime et à menacer la sécurité de toute la société d’une manière sans précédent», lit-on dans la pétition qui a déjà réuni presque mille signataires dans les premières heures suivant sa mise en ligne. D’aucuns s’interrogent sur l’absence de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Aucun communiqué n’a été diffusé jusqu’en début de soirée d’hier.



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