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Dernières inondations dans différentes régions : Météo Algérie pointée du doigt

25 septembre 2018 à 2 h 27 min

Après une vague d’intempéries survenues dans plusieurs régions du pays, c’est le temps des bilans et des explications. Invité de la rédaction de la Radio nationale, Tahar Melizi, délégué national aux risques majeurs du ministère de l’Intérieur, a mis en cause les services de Météo Algérie.

Dus à des précipitations exceptionnelles et des orages violents, les dégâts occasionnés sont en partie de la faute des services de Météo Algérie. Il s’appuie sur l’exemple de ce qui est survenu dans la wilaya de Constantine, où aucun bulletin météo spécial n’a été émis. «Pourtant les précipitations ont atteint 80 millimètres en 25 minutes. Une quantité de pluies qui équivaut à ce qui est observé en 3 mois. Aucun BMS n’a été émis pour prévenir la population d’un tel incident météorologique. Il en est de même pour les fortes pluies tombées à Aïn El Kébira, à Sétif, à Tébessa, à Djelfa et à Chréa, dans la wilaya de Blida. Les BMS arrivaient en retard, voire pas du tout. En plus, le contenu de ces bulletins était vague et manquait des précisions requises dans de pareilles situations», dénonce-t-il.

Pour lui, l’Office national de météorologie (ONM) a failli à sa mission qui est d’avertir les autorités locales à temps et avec précision sur les passages orageux violents afin de leur permettre d’intervenir. Mais, doit-on attendre en plein début d’automne un BMS pour vérifier le réseau d’évacuation des eaux pluviales et mettre en place les dispositifs anti-inondations ? Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales se lave les mains de toute responsabilité. M. Melizi explique que les autorités locales font ce qu’elles peuvent avec les moyens dont elles disposent, en glissant timidement l’obligation aujourd’hui de revoir les mesures déjà mises en place pour être prêt à l’avance sans devoir attendre les BMS de l’ONM.

Pour le département de Noureddine Bedoui, le deuxième accusé est le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) à qui il a été confié de réaliser une cartographie des zones inondables. Selon M. Melizi, ces cartographies, qui sont en cours de réalisation et identifient par des micro-zonages les wilayas du Nord, accusent du retard.
Signalant que cette «situation inédite» de mauvais temps, qui a touché 24 wilayas et pourtant se répète chaque année, a causé des dégâts estimés à 25 milliards de dinars, des pertes humaines et des blessés. L’invité des ondes de la Radio nationale rassure qu’une délégation ministérielle a été dépêchée sur les lieux affectés pour analyser et identifier les causes.
Reprenant les arguments du Pr Zoubir Harrat, directeur de l’Institut Pasteur, à l’annonce de l’épidémie de choléra, M. Melizi rappelle que l’Algérie n’est pas le seul pays au monde à vivre de pareilles situations catastrophiques.


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