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mardi, 07 décembre, 2021
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Nida El Watan, Al Massar Al Jadid, El Hisn El Matine : De nouveaux habits pour une ancienne clientèle ?

30 mars 2021 à 10 h 44 min

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, jeudi dernier, deux chefs de formation politique ainsi que le secrétaire général de l’UGTA dans le cadre des «consultations politiques» qu’il mène depuis son retour d’Allemagne.

L’une des deux entités politiques n’est autre que le Rassemblement pour le nouveau processus, en d’autres termes «Al Massar Al Jadid».

Un «mouvement» qui a vu le jour l’année dernière et qui depuis quelques mois multiplie les sorties à travers plusieurs wilayas du pays, ne trouvant, faut-il le préciser, aucune difficulté à se faire délivrer des autorisations pour tenir ses activités. Si celui-ci ne l’a pas encore annoncé, il est fort à parier qu’il va s’engager dans les élections législatives, prévues le 12 juin prochain.

Deux autres entités issues de la «société civile» ont vu également le jour récemment, en l’occurrence Nida El Watan (Appel de la patrie) et El Hisn El Matine (Solide rempart).

Ce qui caractérise ces trois «rassemblements», c’est qu’ils sont constitués, en partie dans certains cas et en totalité pour d’autres, de la clientèle habituelle du pouvoir.

La cérémonie de création de Nida  El Watan, un «collectif des organisations et associations nationales», s’est déroulée samedi 6 mars, sous la présidence du conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger, Nazih Berramdane.

Ce qui avait fait réagir beaucoup de militants et de partis politiques, y voyant un «RND bis», ce dernier ayant été créé en 1997 pour remporter les élections législatives de la même année.

El Hisn El Matine, lui, a été lancé en janvier dernier. Il est composé également de représentants d’associations, zaouias… ayant l’habitude de graviter autour des partis et organisations soutenant le pouvoir.

Pour ce qui est d’Al Massar Al Jadid, si certains de ses éléments sont effectivement issus du hirak, il en est tout autre de son coordinateur national, à savoir Mondher Bouden, militant du Rassemblement national démocratique (RND) jusque-là – il en faisait toujours partie en tout cas quelques mois après le début du hirak –, ayant même été membre de son secrétariat national et ex-président de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA). Bouden avait été, dans ce cadre, un fervent défenseur des mandats successifs de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Il a même fait partie, au mois de février 2019, du staff de campagne pour le 5e mandat «chargé des relations avec les organisations estudiantines». Bien entendu, après le début du mouvement populaire, au mois d’avril de l’année 2019, celui-ci avec d’autres cadres du RND se sont soulevés contre leur secrétaire général, Ahmed Ouyahia.

A sa sortie de la rencontre de jeudi dernier avec le chef de l’Etat, Mondher Bouden a indiqué que le Président a réaffirmé son vœu de voir survenir un «renouvellement» de la classe politique.

Ce «renouvellement» passera-t-il par Nida El Watan, Al Massar Al Jadid et El Hisn El Matine ? Si c’est le cas, cela va-t-il crédibiliser la prochaine Assemblée nationale ? En tout cas, la nouvelle loi électorale a été rédigée pour «encourager» l’implication de la «société civile» dans les élections.

Et c’est ce qui fait également réagir certains partis politiques de l’opposition, qui y voient une volonté de les écarter encore davantage au profil d’une dite «société civile», sans couleurs politiques officiellement mais qui, fondamentalement, est issue des formations politiques proches du pouvoir. 


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