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Crainte de rupture de stock de médicaments anti-VIH à l’hôpital d’Oran : Une association tire la sonnette d’alarme

28 décembre 2018 à 11 h 00 min

Les malades atteints de VIH vivent la peur au ventre, à Oran, du fait de la crainte d’une rupture de stock imminente de médicaments anti-VIH.

C’est ce qu’affirme maître D. S, qui a été approchée par nombre de séropositifs pour qu’elle les représente et défende leurs cas.

Mercredi dernier, une conférence a été organisée au niveau du bureau d’Oran de la Ligue algérienne de droits de l’homme, par des représentants de l’association «Rêve de vivre positive», chargée de s’occuper des personnes qui vivent avec le VIH.

A vrai dire, cette pénurie de médicaments a commencé il y a deux mois au moins, soutient Me D. S., et plus le temps passe, plus la situation empire. D’où la sonnette d’alarme. A l’hôpital d’Oran, affirme-t-on encore, plus de 5400 patients atteints de VIH sont pris en charge, originaires d’Oran et des wilayas limitrophes.

«La prise en charge des patients vivant avec le VIH est freinée en raison du manque de moyens. En plus des médicaments qui viennent à manquer, la charge virale, cet appareil qui permet de détecter l’avancement du virus, est en panne.

Du coup, on demande aux patients d’aller faire une série d’analyses dans des structures privées, ce qui leur coûte 14 000 DA, une somme qui n’est pas à la portée de tous», dit Me D. S. A cela, on peut ajouter la non-disponibilité des réactifs, qui sont deux paramètres indispensables pour le diagnostic et le suivi du patient atteint de VIH.

Les conséquences de ce problème coulent de source : l’entrave à la prévention du VIH dans la société, ce qui peut, à la longue, engendrer le développement de la résistance du VIH. «Il faut savoir, nous explique l’avocate, que ces insuffisances sont en contradiction avec les directives nationales et internationales.»

Aussi, parmi les revendications de cette association, on soulève trois points : la prise en charge des séries d’analyses pour qu’elles ne soient plus à la charge du patient, la disponibilité des médicaments et la prise en charge psychologique des malades atteints de VIH.

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