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lundi, 13 juillet, 2020
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Covid-19 à Boumerdès  : Les hôpitaux de Thénia et de Bordj Menaïel saturés

01 juin 2020 à 10 h 04 min

La situation relative à l’évolution de l’épidémie de coronavirus semble se compliquer davantage dans la wilaya de Boumerdès.

Le nombre de personnes atteintes de la Covid-19 augmente de jour en jour, passant de 70 à 130 patients en l’espace de quinze jours.

L’hôpital de Thénia est saturé et ne peut plus recevoir de nouveaux malades, a-t-on appris de source médicale. «Tous les services sont occupés à 100%. Hier, il
y avait 62 malades sous traitement. Si ça continue comme ça, on sera obligé d’ouvrir des structures ailleurs.

On pense à la possibilité de convertir certaines polycliniques ou des structures de la direction de l’action sociale en centres d’isolement», dira un médecin. Vendredi dernier, six malades présentant des symptômes de coronavirus ont été orientés vers l’hôpital de Bordj Menaïel.

Mais là aussi, la situation n’est pas meilleure. «On a pris en charge trois d’entre eux et renvoyé trois autres.

Le drame, c’est que ces malades sont venus avec leurs propres moyens dans des véhicules en compagnie de leurs proches alors qu’ils devaient être acheminés dans des ambulances de l’hôpital ou de la Protection civile», relate un infirmier, ajoutant que l’établissement a reçu plusieurs patients ces derniers jours, notamment après l’Aïd.

D’importants foyers ont été déclarés dans les localités de Boudouaou, Khemis El Khechna et Ouled Moussa, où des familles entières ont été contaminées à cause du manque de prévention et le non-respect des mesures barrières.

Très  exposé, même le personnel médical n’y a pas échappé. Hier, deux membres de la cellule de crise et de suivi de l’épidémie ainsi qu’un médecin de l’EPSP de Boumerdès ont été testés positifs au virus.

La nouvelle a provoqué la psychose parmi leurs camarades et certains n’ont pas manqué de dénoncer la «passivité» des autorités face aux citoyens qui continuent à ignorer les mesures barrières.

«98% des gens qui circulent dehors ne portent pas de masque et rares sont ceux qui respectent les mesures barrières dans les marchés ou les supérettes. Ces derniers jours, les plages de Boumerdès étaient bondés de monde.

Ce n’est qu’hier matin que le wali a décrété l’interdiction de la baignade. Les gens doivent savoir qu’on pas assez de lits pour soigner tout le monde en cas de propagation fulgurante du virus», rappelle un autre médecin exerçant à l’EPH de Bordj Menaïel.

Là aussi, la situation empire au fil des jours. Au début de l’épidémie, la direction de l’hôpital a réservé deux services (traumatologie et médecine hommes) pour accueillir les patients atteints de coronavirus. «Ces blocs comptent 25 lits et ils sont tous occupés.

Maintenant, on est obligés d’évacuer les malades admis au service de la médecine femme pour mobiliser d’autres lits», a-t-il précisé avant de dénoncer l’inconscience de certains individus qui «prennent la Covid-19 pour de la rigolade».

«On est pris entre deux feux. En plus des risques de contamination, on gère parfois les humeurs des gens. Il y a ceux qui ne croient pas au coronavirus.

Ce week-end, une femme a été transférée aux urgences pour consultation. Les analyses PCR et le scanner ont révélé qu’elle a été contaminée, mais ils ne nous ont pas crus. Ils ont refusé de la laisser se soigner à l’hôpital.

Ce n’est qu’après l’intervention de la police qu’ils sont repartis, mais ils sont revenus à maintes reprises et se sont bagarrés avec les agents de sécurité pour récupérer leur mère. On a beau leur expliquer, ils n’ont rien voulu comprendre», raconte-t-il désabusé. 



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