Coopération bilatérale entre l’Algérie et le Nigeria : La lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine au menu | El Watan
toggle menu
mercredi, 13 novembre, 2019
  • thumbnail of elwatan13112019


Coopération bilatérale entre l’Algérie et le Nigeria : La lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine au menu

15 octobre 2018 à 1 h 10 min

La lutte contre le terrorisme et le dossier de l’immigration clandestine sont les nouveaux chantiers sur lesquels l’Algérie et le Nigeria vont dorénavant accentuer leurs efforts. Néanmoins, d’autres projets aussi importants sont portés sur la feuille de route tracée par les deux pays et confirmés hier à l’ouverture des travaux de la quatrième session de la haute commission mixte de coopération algéro-nigériane et coprésidée par le ministre des Affaires étrangères algérien, Abdelkader Messahel, et celui de la République fédérale du Nigeria, Geoffrey Onyeama, en visite de travail de deux jours en Algérie.

Avant l’entame des travaux de cette session, M. Messahel a discuté avec son invité sur la nécessité de renforcer les relations bilatérales, sur la situation dans la région du Mali, la Libye, le Sahel, le Sahara occidental et la lutte contre le terrorisme.

Le Nigeria, qui fait face au mouvement djihadiste Boko Haram, une secte islamiste qui sème la terreur et frappe les infrastructures névralgiques de ce pays, veut, selon son chef de la diplomatie, profiter de l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme.

Tout en saluant le rôle et la contribution du Nigeria dans la promotion de la paix, la sécurité et de la stabilité dans le continent africain, le ministre algérien a expliqué que les deux pays allaient se concerter sur les situations internes qui prévalent dans chacun des deux pays et sur certaines situations conflictuelles qui perdurent dans certaines régions. «C’est dans cet esprit que mon pays poursuit son action à la tête du comité de suivi de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali pour la mise en œuvre entière et sincère de l’accord politique signé, tout comme il œuvre inlassablement en faveur du règlement de la crise libyenne, pour que ce pays sorte de la violence fratricide», rassure M. Messahel.

La tenue de cette session est une étape essentielle, dit-il, pour la mise en place d’une coopération rénovée et féconde et qui permet d’examiner toutes les possibilités pouvant donner une forte impulsion aux relations bilatérales des deux pays. L’Algérie et le Nigeria, affirme le ministre algérien, disposent d’atouts importants qui gagneraient à être exploités par la réalisation de projets de partenariat, créateurs de richesses et d’emplois. Les experts algériens seront appelés à procéder, lors de cette session, à l’évaluation des actions déjà engagées et à la redynamisation des axes de coopération entre les deux pays.
Le gaz nigérian traversera l’Algérie
et non le Maroc

«Il s’agit de la réactualisation des projets de coopération et de partenariat et les nouvelles propositions, que les délégations respectives ne manqueront pas d’aborder, et qui permettront de relancer, de manière significative, notre coopération sur des bases nouvelles», explique M. Messahel. Les projets sur lesquels les deux pays travaillent ne sont autres que la réalisation du gazoduc pipeline, le câble fibre optique et la transsaharienne, reliant l’Algérie au Nigeria. Pour rappel, la route transsaharienne est un projet qui relie six pays (Algérie, Mali, Niger, Tunisie, Nigeria, Tchad). Lancé dans les années 1960, le projet consiste à réaliser un axe routier qui s’étend sur 4500 km.

Pour ce qui est du gazoduc, les propos du ministre viennent mettre fin à l’ambition marocaine qui espérait voir le passage du gaz nigérian sur son territoire vers l’Europe. D’ailleurs, cette option s’annonçait déjà compliquée pour le Maroc, en raison de la distance à parcourir par le gazoduc. Pour ce qui est de l’Algérie et selon les experts, le passage du gaz nigérian par notre territoire permettrait d’exploiter pleinement ses capacités d’exportation qui fonctionnent actuellement à moitié, en raison de la baisse de la production. Hier, le chef de la diplomatie du Nigeria a estimé que le niveau de coopération commerciale et économique entre l’Algérie et le Nigeria pourrait être «plus élevé».

Il a soutenu que les deux pays vont œuvrer, dans le cadre de l’Union africaine, à l’élaboration de mécanismes pour «plus d’autonomie» dans la résolution des conflits en Afrique, ajoutant que les chefs d’Etat algérien et nigérian avaient pour ambition d’arriver à «éradiquer tous les conflits sur le continent à l’horizon 2020, conformément à l’agenda 2063 de l’UA».


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!