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Contre l’élection présidentielle, la loi de Finances 2020 et la loi sur les hydrocarbures : Mobilisation et protestations à l’est de Bouira

20 octobre 2019 à 10 h 10 min

De nombreux citoyens de la commune de Chorfa, à l’est de la wilaya de Bouira, ont battu le pavé, hier,  pour le troisième samedi consécutif, pour protester contre l’élection présidentielle, la loi de finances 2020 et la loi sur les hydrocarbures.

Les deux slogans «Libérez les otages !» et «Non aux élections» ont été scandés durant tout le parcours de la marche d’environ 2 kilomètres, depuis le chef-lieu communal jusqu’au lieudit 4 Chemins. Des pancartes en soutien aux chrétiens, dont les églises ont été fermées récemment par les services de sécurité, ont été aussi brandies. «Oui à la liberté de culte», lit-on sur l’un des écriteaux, et «Nous avons besoin d’un gouvernement, non d’une mafia», sur un autre.

En outre, les préparatifs pour la marche du 1er novembre vont bon train. «Elle sera historique», annoncent déjà les marcheurs, dont la plupart veulent la faire à Alger, la capitale. «Il y a plusieurs propositions. Entre autres, marcher à pied jusqu’à Alger et installer des tentes la veille du jour J. D’autres ont préféré mobiliser plusieurs bus, etc. Nous allons prendre une décision incessamment, lors d’une assemblée générale», indique Rachid, l’un des animateurs de la marche. A M’chedallah aussi, des dizaines de personnes ont manifesté hier pour exprimer leur rejet des offres du pouvoir en place et réclamer la libération des détenus d’opinion, dont Nabil Alloun, enfant de la région. «Atalgou elmassadjin, ma ba3ouch el cocaïne !» (Libérez les prisonniers, ils n’ont pas vendu de la cocaïne), ont crié haut et fort les jeunes. Les marcheurs ont observé un sit-in devant le portail du tribunal de M’chedallah. Sur place, ils ont dénoncé «la main basse du pouvoir sur la justice algérienne».

Lors de la prise de parole au niveau l’esplanade de la place publique, les intervenants ont insisté sur la poursuite du combat pacifique jusqu’à l’édification d’une nouvelle Algérie. Ils ont aussi dénoncé l’ingérence de certains pays étrangers, notamment la France et la Russie, qui veulent, par tous les moyens, maintenir le pouvoir en place, et ce, pour leurs propres intérêts.


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