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Consultations de Bensalah avec les partis politiques

23 avril 2019 à 9 h 50 min

Benflis parle d’un «manque de sérieux» et de «désinvolture»

Ali Benflis considère que les consultations autour de l’instance chargée de la préparation et de l’organisation des élections renseignent sur le manque de vision et de lucidité de ceux qui sont actuellement aux affaires du pays. Après avoir qualifié ces consultations d’«inopportunes, hors du sujet de l’heure et contre- productives», M. Benflis se dit convaincu qu’elles n’avaient pas de raison d’être, qu’elles n’étaient d’aucun apport à «la recherche d’un règlement à la grave crise actuelle». Bien au contraire. M. Benflis craint qu’elles introduisent «davantage de complications et de complexité dans la recherche d’un tel règlement».

Dans sa déclaration rendue publique hier, le président de Talaie El Hourriyet a affirmé qu’il était loisible de constater, au moment où s’achèvent sur une foire d’empoigne ces consultations, «leur vanité et leur fatuité dans la mesure où elles portaient en elles les germes de leur échec programmé». «Notre pays vit une situation si grave qu’il méritait qu’on lui épargne cette épreuve provocatrice et humiliante de prétendues consultations autour de la constitution d’une instance chargée des élections», ajoute M. Benflis, qui voit en cette démarche l’absence de volonté politique d’aller vers une solution réelle à la crise actuelle.

«Que des consultations convoquées par un chef de l’Etat non reconnu comme tel par des millions d’Algériennes et d’Algériens finissent par être présidées par le directeur d’un institut en dit long sur le manque de sérieux et la désinvolture des auteurs de cette initiative. Elle en dit long aussi sur leur absence de vision et de lucidité quant aux conditions véritables à réunir en faveur d’un règlement de cette crise.

Elle en dit long, enfin, sur l’incapacité de ces figures emblématiques d’un régime politique dont le peuple algérien ne veut pas à aider à un tel règlement», soutient-il, considérant que «ces figures n’ont pas intérêt à un tel règlement, car elles savent qu’il se fera à leurs dépens et aux dépens d’un régime politique dont le peuple veut le départ et dont elles veulent, quant à elles, assurer la pérennité et la survie derrière une autre devanture». «Le peuple a vu juste en exigeant le départ de ces figures, car leur seule présence bloque ou diffère la perspective de tout règlement et la rend, avec les jours qui passent, plus problématique et plus complexe», conclut Ali Benflis, qui plaide pour une transition politique de courte durée, à travers la nomination d’un présidium composé de personnalités nationales intègres et respectées, un gouvernement de compétences nationales et la révision de toutes les lois relatives aux élections. Tout cela sera couronné par l’installation d’une commission nationale indépendante d’organisation des élections. M. A. O.

Le PLJ boude les consultations  : «Tout doit passer par l’éjection des symboles du régime»

Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) estime qu’aucune initiative ne peut réussir si elle est lancée par les figures du système Bouteflika. Affirmant avoir boycotté les consultations auxquelles le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a convié la classe politique, le PLJ de l’ancien ministre Mohamed Saïd assure qu’il est toujours pour le dialogue pour la recherche de solutions consensuelles garantissant à la société progrès, stabilité et édification de l’Etat. Mais, estime ce parti, le dialogue n’est pas possible dans le contexte actuel, avec des figures du régime totalement disqualifiées et rejetées par le peuple. «De telles consultations initiées dans une situation de crise par un pouvoir dont les symboles continuent d’être rejetés par le peuple, sont inutiles», souligne le PLJ, qui affirme n’être «nullement concerné par cette initiative».

«En termes clairs, cela signifie que le changement radical exigé par le peuple et portant sur les mécanismes, les pratiques et les instruments de gouvernance implique obligatoirement l’achèvement de l’opération d’éjection des symboles du régime et l’épuration de la scène politique de toutes sortes de prévarications, de mauvaises pratiques et de médiocrité dans la gestion», réclame le PLJ, qui se dit «convaincu» que «le maintien du 4 juillet pour la tenue d’une élection présidentielle dans le climat de tension régnant, sous la conduite de forces qui ont participé durant plus de deux décennies à la confiscation de la volonté populaire dont elles sont d’ailleurs elles-mêmes le produit, privera le pays d’une autre occasion d’élire un Président jouissant d’une entière légitimité qui ouvrirait ainsi la voie au changement pacifique recherché».

Le parti de Mohamed Saïd interpelle le haut commandement de l’ANP afin d’«accélérer l’exécution de ses engagements publics relatifs au respect des articles 7 et 8 de la Constitution dans le cadre d’un consensus national avec les forces politiques, sociales et les représentants du mouvement populaire». M. A. O.

Le PST dénonce le «simulacre d’opération mains propres»

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) parti de gauche anticapitaliste, a, dans une déclaration rendue publique hier, dénoncé l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de comptes entre les factions au pouvoir. Le PST considère que les poursuites actuelles engagées à l’encontre de «quelques figures politiques et certains oligarques du régime Bouteflika relèvent du règlement de comptes entre les factions et les groupes d’intérêts».

Des règlement de comptes symptomatiques de la «recomposition» en cours, dénotant de l’établissement d’un « nouveau rapport de force» au sein du pouvoir. Ces poursuites sont un «simulacre d’opération mains propres qui a pour but de séduire les masses populaires et de redorer le blason du pouvoir de fait actuel». Elles révèlent enfin, rappelle le parti d’extrême gauche, que la «justice aux ordres est encore à l’œuvre» et que son «indépendance est un combat qui ne fait que commencer». Par ailleurs, le PST dénonce la «mascarade» de Bensalah dont l’invitation (par la présidence de la République) à une rencontre de concertation sur la préparation de la présidentielle est une offense caractérisée à la ligne du parti.

A ce titre, le PST rappelle qu’il est «partie prenante et active» du soulèvement populaire du 22 février et, de fait, dénie toute «légitimité» au système et ses institutions actuelles, notamment la présidence intérimaire de M. Bensalah, et rejette les «décisions» prises par ces derniers, notamment l’organisation de l’élection présidentielle annoncée pour le 4 juillet prochain. M. Az.

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