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Constantine : Les étudiants tiennent tête à Gaïd et fustigent Tahkout

12 juin 2019 à 9 h 53 min

Peu importe le nombre des participants à la marche et les conditions climatiques, les étudiants de la wilaya de Constantine maintiennent leur mobilisation en répondant présent en ce 16e mardi du hirak universitaire.

Hier, la communauté a encore démontré son opiniâtreté en appelant Gaïd Salah à se plier à la volonté du peuple. Ils étaient plus d’une centaine d’étudiants et d’enseignants à sillonner les artères principales de la ville, pendant plus d’une heure, en scandant «Gaïd Salah cessez de jouer… 7 et 8 : pouvoir au peuple !».

Les protestataires étaient unanimes à dire que le départ définitif de la «issaba» devient inéluctable et urgent et tout ce qui se passe sur la scène politique ne fait que consolider la volonté du peuple, exprimée depuis le 22 février. «Nous militerons encore jusqu’à ce que nous gagnerons notre combat et concrétiseront les objectifs du mouvement du 22 février, pour construire un Etat libre et démocratique.

Le peuple demande la solution qui garantisse vraiment la constitution d’une commission indépendante de surveillance des élections, mais seulement après le départ du pouvoir actuel, à sa tête Bedoui et Bensalah», a déclaré Mustafa Trad, étudiant en architecture à l’université Salah Boubnider – Constantine 3.

Et d’appeler le peuple à préserver son union, en ne répondant pas aux magouilles de division. «Celui qui n’apprend rien de l’histoire est contraint de la revivre. Et celui qui mène une demi-révolution a creusé sa tombe avec ses propres mains», a-t-il ajouté.

Par ailleurs et lors de la marche, plusieurs étudiants ont fustigé le groupe Tahkout à cause de la «grève» inopinée d’hier des chauffeurs de bus universitaires.

Ils ont qualifié le débrayage provoqué après la mise sous mandat de dépôt du PDG du groupe de «comportement mafieux» et «le véritable reflet de l’esprit du clan Bouteflika». Ils ont appelé les autorités concernées, particulièrement les services des Dou, à prendre de lourdes mesures à l’encontre de l’entreprise qui a empêché les bus d’assurer leur service.

Car, ajoutent plusieurs parmi les marcheurs, dans un Etat de droit, les responsables placés par Tahkout n’auraient jamais osé prendre des décisions non réglementaires par esprit de vengeance. «C’est une autre preuve qui nous pousse à tenir tête, car les résidus de la issaba sont toujours là», lance une étudiante, avant que M. Trad intervient  :  «Quel est l’instrument juridique sur lequel les responsables de l’entreprise se sont basés pour pénaliser brusquement l’étudiant, et causant le report forcé des contrôles prévus pour hier ? N’y a-t-il pas un contrat entre l’Etat et cette entreprise ?

Ce qui s’est passé hier n’est que le résultat de la politique du régime Bouteflika.» La foule s’est dispersée hier vers 13h30 dans le calme.


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