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mardi, 25 février, 2020
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Constantine : il n’y aura pas une deuxième «îssaba»

15 janvier 2020 à 10 h 16 min

Ils sont toujours là depuis près de 11 mois. La place Colonel Amirouche, en plein cœur de Constantine, restera leur fief, chaque mardi.

Tous les chemins mènent vers ce lieu. Hier, il faisait 8°C à 13h, avant qu’un beau soleil ne vienne réchauffer l’ambiance, après une matinée baignée dans un épais brouillard. Mais peu importe, les fidèles du hirak des campus ne veulent pas relâcher la pression. Ils ont marqué encore une fois leur présence, en entamant leur 47e marche par le sacro-saint Qassaman, avant de prendre le traditionnel parcours de la rue Abane vers la place des Martyrs, puis les boulevards Boudjeriou et Belouizdad et le retour vers la place Amirouche. «Cette marche garde toujours sa symbolique pour nous citoyens, après celle du vendredi ; nous devons toujours la soutenir et lui donner du souffle ; elle ne doit pas s’arrêter, quelles que soient les conditions», insiste un jeune. Cette marche garde encore du souffle aussi grâce à des «inconditionnels» qui marchent toujours aux premiers rangs. C’est le cas de Hocine, un sexagénaire, père de trois médecins et un dentiste, plus connu par son fameux écriteau qui dit tout de ce mouvement : «La liberté d’opinion et d’expression est un droit ; ce n’est pas une faveur».

Sa présence inlassable et celle de nombreux Constantinois ont donné du tonus à cette manifestation. Un mouvement qui ne rate pas l’actualité commentée sur des écriteaux où l’on pouvait lire : «La Constitution a été amendée plus qu’elle n’a été appliquée», en référence au chantier lancé par Abdelmadjid Tebboune, un président contesté qui veut donner au pays sa 8e Constitution. Mais le plus beau dans cette marche reste toujours ces slogans et ces chansons qui feront incontestablement son charme. Un nouveau refrain était dans les airs, hier. «Houma yhabou eddounia, wa eddounia rahi fania, ahna nhabou El Djazair, makanche issaba thania !» (Eux – les tenants du pouvoir – ils aiment la vie, mais la vie est éphémère, nous aimons l’Algérie, il n’y aura pas une deuxième bande), mais aussi ce couplet original : «Houma andhoum el pétrole ou el batata lezaouali !» (Eux, ils ont le pétrole, et la pomme de terre c’est pour le pauvre). Après 47 semaines de marche, les étudiants, qui ont décidé de soutenir le mouvement populaire dès le 26 février de l’année écoulée, ont donné, hier, l’impression qu’ils ne seront plus les seuls. La solidarité citoyenne a donné l’exemple.  



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