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Conférence nationale de la société civile : Une étape pour un «consensus» sur la sortie de crise

15 juin 2019 à 10 h 05 min

La Conférence nationale de la société civile aura lieu aujourd’hui au siège national de l’organisation syndicale Cnapeste. Plus de 70 organisations représentant différents secteurs, corporations et sensibilités vont se rencontrer pour adopter une feuille de route commune de sortie de crise.

Cette conférence est le résultat de longues réunions, marquées par des discussions sérieuses et des débats très animés entre les différents représentants de la société civile. Bien qu’aux avis et points de vue divergents sur la forme à donner à cette démarche de sortie de crise, les participants ont pu trouver un compromis pour se retrouver aujourd’hui autour de la même table afin de consolider les points convergents et faire avancer leur travail, apporter leur contribution à faire sortir le pays de la situation de crise actuelle et lui permettre de retrouver le chemin de la légitimité populaire.

Après plusieurs rencontres, les différents courants présents dans ce regroupement d’organisations de défense des droits de l’homme, de syndicats autonomes, d’associations de défense des droits des enfants et des femmes et d’organisations religieuses et caritatives, ont fait des concessions de part et d’autre, arrivant ainsi à s’entendre sur l’essentiel.

Le groupe mixte, qui regroupe des représentants des trois dynamiques : le Collectif de la société civile pour une transition démocratique, la Confédération des syndicats avec le collectif El Amel et l’association des Ouléma musulmans, et le Forum civil, s’est attelé à travailler pendant des semaines pour préparer les conditions de la tenue de cette conférence. «Nous avons avancé sur plusieurs points : l’exigence de rester en phase avec le mouvement populaire, qui est l’arbitre, le dernier mot lui revient.

On ne prétend pas à le représenter», avait assuré Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). «Nous avons abouti à un compromis au bout de neuf heures de discussions et de débats. Nous voulions être en phase et en totale symbiose avec le mouvement qui a réussi à construire un front commun dans l’union, dans un consensus, contre le système. C’est ce consensus construit dans la rue, qui se manifeste chaque vendredi, que nous voulions traduire en un message politique, un consensus fort, basé sur le vivre-ensemble dans la paix, la démocratie et la diversité», nous avait précisé M. Salhi.

Cette conférence suscite de l’espoir, en ce sens qu’elle peut constituer une première étape de la construction d’un consensus national sur la sortie de crise. Une fois que la société civile arrivera à adopter une feuille de route commune, elle ira à la rencontre de la classe politique pour tenter de rapprocher les points de vue et adopter une seule et unique position.

 


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