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Conférence de Saïd Khelil à Tizi Ouzou : «Il faut faire émerger un nouveau personnel politique»

21 mars 2019 à 9 h 15 min

Le régime est vraiment fini, car il est même incapable de proposer un successeur pour Bouteflika», a déclaré le Dr Saïd Khelil, ancien détenu d’Avril 1980 et ex-premier secrétaire du FFS, lors d’une conférence animée, hier, à l’auditorium du campus de Hasnaoua, à Tizi Ouzou.

Il est intervenu dans le cadre d’un cycle de conférences (débats de l’UMMTO) organisé par des enseignants de l’université Mouloud Mammeri. Pour le conférencier, le pouvoir est arrivé à sa fin biologique. «Il est biologiquement éteint et politiquement obsolète. Il fonctionne d’une manière opaque. Il n’y a même pas de volonté politique d’écouter la mobilisation», a-t-il souligné, tout en précisant qu’aujourd’hui, «la transition est inévitable». «Elle est, d’ailleurs, imminente», a-t-il soutenu. L’orateur a aussi estimé que la transformation politique a besoin de tout le monde pour que, a-t-il expliqué, cette dynamique puisse restituer la souveraineté aux Algériens.

«Il faut faire émerger un nouveau personnel politique. Pour réussir une transition démocratique, il est intéressant aussi d’aller vers un présidium avec des personnalités crédibles qui vont rassurer le mouvement et l’armée, car, si on va directement vers une élection présidentielle, le régime risque de se régénérer», a-t-il déclaré, tout en citant l’exemple de 1992, où le pouvoir n’était pas prêt pour le changement. «C’est pour cela qu’il a procédé à l’arrêt du processus électoral. Il y a eu même des dérapages et on a frôlé l’effondrement de l’Etat», a-t-il rappelé.

«Depuis l’arrivée de Bouteflika, les partis ont connu un recul en termes de débat et d’ancrage social», a-t-il renchéri. Le Dr Khelil a préconisé de prendre comme exemple la chute du Mur de Berlin et les transformations qui ont suivi. «Je préfère regarder vers l’Europe et prendre comme exemple la chute du Mur de Berlin que de regarder vers la Syrie», a-t-il affirmé. Par ailleurs, le conférencier est revenu sur l’insurrection du FFS, en 1963, le mouvement d’Avril 1980 et les événements d’Octobre 1988 ainsi que l’assassinat de 126 jeunes par la gendarmerie en 2001, en Kabylie. «Le régime est dans sa logique dictatoriale des années 1970», a-t-il martelé.

Par ailleurs, parlant toujours de la mobilisation populaire qui s’est manifestée depuis le 22 février dernier pour le départ du système, le Dr Khelil dira : «Maintenant, celui qui veut appeler à une grève ou à la désobéissance civile doit être identifié.» D’autre part, notons que d’autres personnalités comme Saïd Sadi, Zoubida Assoul, Mustapha Bouchachi, Karim Tabbou et Mokrane Aït Larbi, animeront des conférences dans le cadre des débats de l’UMMTO sur la transition démocratique en Algérie.

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