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Confédération des syndicats algériens (CSA) : Le boycott du gouvernement bientôt levé

05 janvier 2020 à 10 h 12 min

Suite aux différents changements sur la scène politique et au sommet des ministères, les membres de la Confédération des syndicats algériens (CSA) devraient se réunir, dès cette fin semaine, pour étudier les prochaines étapes. Lors de cette réunion purement organique, devra être annoncée la date de l’assemblée ordinaire de son conseil fédéral.

En effet, partie prenante de la dynamique de la société civile et du mouvement populaire, la CSA compte discuter de ses positions par rapport aux offres de dialogue avec ce nouveau gouvernement fraîchement installé. «Même si nous n’avons aucune perspective décidée en ce moment, nous devrons nous réunir vers la fin de cette semaine pour discuter de nos positions par rapport aux nouveautés de la scène politique. Nous avions boycotté durant tous ces derniers mois le dialogue avec le gouvernement illégitime de Noureddine Bedoui. Aujourd’hui, les choses ont changé et nous devons rediscuter de tout cela et aboutir à une décision commune», déclare Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef).

D’après ce membre fondateur de la CSA, la situation actuelle est particulière. Elle nécessite une meilleure organisation pour mettre à l’épreuve ce nouveau gouvernement et surtout répondre aux attentes populaires. Pour lui, une levée du boycott est très probable. «Cette réunion est en fait obligatoire sur plusieurs plans. Certes, le contexte politique l’impose, mais aussi nous devons revoir notre propre cadre organisationnel, notamment après la fin de mandat de Lyes Merabet, notre coordinateur. D’une durée de six mois, son mandat s’est achevé en décembre et nous devons justement discuter et choisir notre nouveau coordinateur pour les six prochains mois à venir», ajoute notre interlocuteur.

Pour rappel, cette confédération attend toujours sa régularisation vis-à-vis de la loi et avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Bien que la loi 90-14 relative aux modalités de l’exercice syndical ne l’exige pas, son dossier de demande d’agrément est resté en suspens. La situation politique critique par laquelle est passé le pays, notamment le hirak et l’installation d’un gouvernement «illégitime», a fait perdurer ce statu quo. C’est la raison pour laquelle la CSA n’a pas de véritable coordinateur. Le poste n’est occupé que pour une durée de six mois seulement. Malgré cette situation, la CSA, composée de 13 syndicats autonomes, dont 5 de l’éducation, n’a pas caché ses positions par rapport à ce qui se passe dans le pays. Adoptant les réclamations du peuple durant les 46 semaines du hirak, ses membres ont boycotté toutes les tentatives de séduction formulées par le gouvernement Bedoui et toute possibilité de dialogue. Une révision de ces positions, la réouverture des grands dossiers, notamment le code du travail, le droit à la retraite anticipée, le pouvoir d’achat et les libertés syndicales, et des décisions devraient être prises dans les prochains jours.


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