toggle menu
dimanche, 16 décembre, 2018
  • thumbnail of elwatan09072018

Commission de médiation du parti : La députée Salima Ghezali exclue du FFS

15 octobre 2018 à 1 h 15 min

La commission de médiation et de règlement des conflits du Front des forces socialistes (FFS) a eu la main lourde à l’encontre des députés, Salima Ghezali et Chafaa Bouaiche. Ayant entendu les deux élus, l’instance a rendu son verdict samedi après-midi.

Elle a décidé d’exclure carrément des rangs du parti Salima Ghezali et de suspendre pour six mois l’ancien chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaa Bouaiche. La décision n’a pas encore été annoncée officiellement. Jusqu’à hier après-midi, la direction du parti n’a rendu public aucun communiqué concernant la question. «Salima Ghezali a été entendue le 6 octobre. La commission a entendu, hier matin (samedi, ndlr), Chafaa Bouaiche.

Elle a délibéré dans l’après-midi. Mais jusqu’à maintenant (hier matin, ndlr) le procès-verbal (PV) de la commission n’a pas été envoyé à la direction», nous explique Jugurtha Abbou, secrétaire national à la communication au FFS, précisant que «la commission est souveraine». A une question concernant les rumeurs sur la démission du président de ladite commission, Ahmed Sili, notre interlocuteur, n’a ni confirmé ni infirmé l’information. «Nous essayons de le joindre, mais en vain. Nous n’avons reçu ni le PV ni la notification», explique-t-il. Contacté, Ahmed Sili nous renvoie, dans un premier temps, au service de communication du parti, avant de promettre de nous rappeler «dans quelques minutes».

Mais notre attente a été vaine. Nous avons alors tenté de contacter les deux députés pour avoir leur avis sur cette décision. Mais ni Salima Ghezali ni Chafaa Bouaiche n’ont répondu à nos appels. Salima Ghezali a fait, en revanche, une déclaration à TSA, où elle se défend. «C’est une exclusion du parti pour avoir écrit un article, publié par TSA, sans demander leur aval, paraît-il. Je n’ai pas à demander la permission à qui que ce soit pour défendre les principes qui sont les miens et qui, je le croyais, convergeaient avec ceux du FFS. S’ils ont glissé quelque part que la soumission à la direction primait sur les convictions militantes, c’est leur souci, pas le mien», lance-t-elle. La députée, rappelons-le, avait publié, le 13 août dernier, une tribune intitulée «Réponse au général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah», à qui elle reproche le fait de «défendre un système autoritaire et corrompu».

«Ils (les membres de la commission, ndlr) m’ont sanctionnée parce que j’ai utilisé, comme toujours, comme depuis que j’ai appris à parler, ma liberté d’expression pour défendre un principe théoriquement sacré au FFS, qui est la primauté du politique sur le militaire, et autre, la Plateforme de la Soummam», soutient-elle. Salima Ghezali affirme également qu’elle est libre de penser et qu’elle a eu raison d’écrire l’article en question. «La direction du FFS est libre de prendre la décision relative à l’exclusion. Et, je suis libre de penser que j’avais raison d’écrire cet article et que j’en referai d’autres parce que c’est ce que je sais faire de mieux. Et ce qu’ils savent mieux faire, c’est faire passer les gens en conseil de discipline. Salima va continuer d’écrire et va continuer de parler avec les gens. C’est dommage, parce qu’encore une fois, nous arrivons devant une impasse historique qui s’exprime au sein du FFS, comme elle s’exprime ailleurs», ajoute-t-elle.

Chafaa Bouaiche a, lui aussi, été sanctionné pour des écrits. Mais sur Facebook. La direction du parti lui reproche, selon des sources proches du FFS, «de l’avoir dénigrée dans des messages publiés sur ces réseaux sociaux».

Lire aussi

Loading...

Related Post

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!