Célébration virtuelle du Printemps berbère 1980 | El Watan
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En raison du confinement provoqué par le Covid-19

Célébration virtuelle du Printemps berbère 1980

19 avril 2020 à 7 h 06 min

Cette année, pour la première fois dans l’histoire de la genèse de la revendication identitaire, la commémoration du double anniversaire du Printemps noir 2001 et du 20 Avril 1980 n’aura pas lieu. Les internautes se sont contentés de poster les photos des victimes du Printemps noir sur leurs pages Facebook, en guise de commémoration des événements en Kabylie de 2001.

Toutes les activités habituellement préparées à occasion ne seront pas organisées en raison du confinement imposé à cause du coronavirus. Des militants du MCB nous ont expliqué que, cette fois-ci, la période n’est pas propice aux festivités du 20 Avril, elle l’est plutôt à la sensibilisation afin que cette pandémie ne se propage pas. «Nous aurons, tous, une pensée pour ces 127 jeunes tués durant les événements sanglants qui ont endeuillé la région.

Mais, pour éviter la contamination d’autres personnes au Covid-19, il est préférable de rester à la maison et rendre hommage à ces victimes», nous dira un militant qui, ajoute-t-il, se recueille, chaque année, le 18 avril, sur la tombe de Massinissa Guermah, détonateur des événements de Kabylie.

Le confinement empêche justement les citoyens à se déplacer, comme chaque année, à Agouni Arous, dans la commune d’Aït Mahmoud, wilaya de Tizi Ouzou, pour rendre hommage à ce jeune tué 18 avril 2001, à l’intérieur de la brigade de la gendarmerie de Ben Douala, où est partie l’étincelle d’une tragédie qui a coûté la vie à des dizaines d’autres personnes.

Des citoyens commencent, depuis quelques jours, à poster les photos des victimes du Printemps noir sur leurs pages Facebook, histoire de ne pas oublier ces événements tragiques.

Outre le 18 avril, qui n’est pas marqué par la population, le 40e anniversaire du Printemps berbère ne connaîtra pas la mobilisation d’antan autour d’une panoplie d’activités qu’organise, notamment, le mouvement associatif dans les villes et villages. On note aussi que la traditionnelle marche du 20 avril,qui draine des milliers de personnes pour battre le pavé afin d’exiger, entre autres, la prise en charge effective de la langue amazighe, ne sera pas, de fait, organisée.

Et pour cause, la crise sanitaire provoquée par le coronavirus empêche les citoyens de fêter cette date phare dans l’itinéraire de la revendication identitaire en Algérie, qui est célébrée via la Toile. Des vidéos et des photos ayant trait à l’occasion sont postées, ces jours-ci, sur les réseaux sociaux. Des conférences, à distance, avec d’anciens animateurs du MCB, sont aussi prévues.

Sur la page «Carré : commémoration du 20 avril 2020», il est demandé à tous les Amazighs d’allumer une bougie et la placer au bord d’une fenêtre ou d’un balcon. Puis, filmer ce moment avant de l’envoyer aux administrateurs de la page, qui diffuseront toutes les vidéos reçues par les internautes à travers les différents pays du monde.

«Commémorons cette date importante tout en restant chez nous», exhortent-ils. Même à l’étranger, notamment en France et au Canada, où la diaspora algérienne ne laisse jamais passer inaperçus ces événements, le Covid-19 a contraint à l’annulation de toutes les festivités prévues dans le cadre du double anniversaire du Printemps noir 2001 et du 20 Avril 1980. Des émissions sur les chaînes de télévision et de radio sont également au programme. 


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