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Pour des «contrôles médicaux périodiques»

Bouteflika évacué à Genève

28 août 2018 à 9 h 23 min

Forcé à une retraite prolongée, le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika a été évacué hier à Genève pour des «contrôles médicaux périodiques», a indiqué un communiqué de la présidence de la République.

Souffrant depuis son deuxième accident vasculaire cérébral en 2013 qui a nécessité une hospitalisation de près de trois mois à l’hôpital militaire français du Val-de-Grâce, le chef de l’Etat effectue à intervalle régulier des contrôles médicaux en France ou en Suisse.

Sa dernière apparition publique remonte au 9 avril dernier où il avait effectué une visite à Alger, mais son dernier discours prononcé date de 8 avril 2012. Depuis, il ne s’est plus adressé aux Algériens directement. Plusieurs partis politiques s’interrogeaient sur sa capacité à gouverner et doutaient même des décisions prises en son nom.

Un groupe de personnalités nationales plutôt conciliantes vis-à-vis de lui avaient même sollicité sa rencontre, craignant que le locataire d’El Mouradia soit pris «en otage» par son entourage. D’évidence, son transfert d’hier ne manquera pas de relancer la polémique sur ses capacités physiques à assumer ses fonctions à la tête de l’Etat.

Ses opposants ne cessent de rappeler inlassablement la «vacance du pouvoir» en raison de sa maladie, alors que ses partisans s’agitent pour le convier à «poursuivre» sa tâche à la tête de l’Etat. Agé de 82 ans, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis avril 1999, entretient le mystère sur ses intentions. Mener à terme le quatrième mandat et rentrer chez lui, ou rempiler ? Comme les voies du Seigneur, les intentions de Bouteflika sont insondables.

Cependant, l’homme qui s’apprête à boucler vingt ans de règne a traversé le quatrième mandat présidentiel silencieusement.

Un mandat à blanc qui a fortement impacté le fonctionnement de l’Etat et ses institutions. Concentrant l’essentiel des pouvoirs de l’Etat, le président de la République est le personnage central dans l’architecture institutionnelle, et de ce fait son absence paralyse la superstructure du pays et introduit de sérieux doutes dans la chaîne de commandement.

Inédit dans l’histoire du pays. Jamais depuis l’indépendance, l’Algérie n’a connu une situation politique aussi inextricable. Une équation qui rend de plus en plus difficile toute possibilité d’affranchissement.

Le piège semble se refermer sur tout le monde et maintient toute la nation dans un statu quo à hauts risques alors que tous les indicateurs économiques et sociaux sont au rouge. Si le pays a tenu péniblement depuis 2014, cinq ans après il présente tous les symptômes d’un effondrement.


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