Boumerdès : Plus de policiers, moins de manifestants | El Watan
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mercredi, 13 novembre, 2019
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Boumerdès : Plus de policiers, moins de manifestants

20 juillet 2019 à 10 h 01 min

En ce 22e vendredi du hirak à Boumerdès, le nombre de policiers était presque égal à celui des manifestants. Habituellement, les forces de l’ordre se font très discrètes.

Néanmoins, depuis le 18e vendredi, elles sont déployées tout le long de l’itinéraire emprunté par les marcheurs. Outre la chasse aux banderoles, les policiers confisquent toute pancarte portant des messages hostiles aux tenants du pouvoir. Hier, rares étaient les manifestants qui arboraient des affiches.

Pour dénoncer les atteintes à la liberté d’expression, certains marcheurs ont brandi des affiches vierges. C’est le cas de cette femme qui, la semaine passée, s’était vue confisquer de manière musclée une pancarte réclamant l’instauration d’un Etat civil et la libération des détenus d’opinion. «J’ai été suivie par des policiers en civil et dès que je me suis éloignée de la foule, ils m’ont arraché la pancarte», relate-t-elle. Malgré ces méthodes répressives, la détermination des manifestants reste intacte.

En ce 22e épisode de la révolte citoyenne, ils étaient des centaines à battre le pavé au chef-lieu de wilaya et dans les villes de Bordj Menaïel et Dellys pour exiger le changement du système politique. A Boumerdès, bien que leur nombre soit moins important que celui des semaines précédentes, les marcheurs, dont des femmes et des personnes du 3e âge, ont défié la chaleur et scandé des slogans réclamant le départ de Gaïd Salah, Bensalah et Bedoui.

«Dites-leur qu’ils ne vont pas nous tromper par le foot», «Pas d’élections avec les gangs», «Daoula madabia machi askaria», «Y en marre des généraux», «On ne veut pas d’un pouvoir militaire à nouveau», ont-ils répété. Un jeune a exhibé une pancarte demandant à Bensalah de rester en Egypte. De l’autre côté de l’affiche, il rappelle que le foot n’est qu’un jeu de divertissement et que l’essentiel est de sauver la patrie.

La marche a démarré comme d’habitude de la place Madaure avant de grossir en cours de route. Armés de bâton, des dizaines de policiers ont marché avec et derrière la foule. Cette fois, la circulation n’a pas été déviée du parcours des manifestants. Un parcours jugé très long et que d’aucuns souhaitent le changement.

«On marche plus de 5 kilomètres, c’est pour ça qu’il y a moins de monde. Au lieu de faire le détour des cités des 800 Logements et des coopératives, il serait préférable d’emprunter le boulevard de l’indépendance et celui longeant l’IAP et rallier la cour de justice, point de convergence de tous les manifestants», préconise un citoyen. 


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