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mercredi, 13 novembre, 2019
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Boumerdès : «Les lèche-bottes sont la cause de nos malheurs»

19 octobre 2019 à 10 h 08 min

Le mouvement populaire à Boumerdès monte en puissance à mesure qu’on s’approche du rendez-vous électoral du 12 décembre. Le 35e vendredi du hirak a drainé des centaines de personnes.

Les manifestants ont tenu surtout à répondre aux partisans du pouvoir en place, qui ont organisé une petite marche au chef-lieu de wilaya samedi dernier. Les images montrant les soutiens du régime défiler dans la rue semblent avoir heurté la fibre de centaines de femmes et d’hommes qui luttent depuis le 22 février pour une Algérie libre et démocratique. «Ils n’ont pas honte. Ils étaient une trentaine. Ils ont été triés sur le volet et ont dit qu’ils reviendront demain à la charge», lance un retraité de l’éducation. Très remontés, certains hirakistes considèrent les organisateurs de cette action comme de «véritables ennemis du peuple». «Il est vrai qu’ils n’étaient pas nombreux, mais ils ont terni l’image de notre wilaya. Heureusement qu’il y a des gens qui sortent le vendredi pour démontrer l’engagement des habitants de la région en faveur du mouvement populaire», ajoute un manifestant ayant pris part à la marche d’hier. «Les lèche-bottes sont la cause de nos malheurs», lit-on sur une pancarte brandie par une femme. En sus des slogans habituels, les manifestants ont félicité «nos frères tunisiens» après l’élection de leur nouveau Président de manière démocratique en promettant d’œuvrer afin que cela se produise aussi Algérie.

Autre événement qui a été largement commenté est la fermeture des églises. «Nous sommes solitaires avec nos concitoyens de l’Eglise protestante. La fermeture de leurs lieux de culte est illégale et vise à détourner l’attention des Algériens des vraies questions. C’est scandaleux, d’autant plus que certaines églises remontent à l’époque coloniale et les gens y pratiquent leur culte le plus normalement du monde», rappelle un marcheur.

Les manifestants n’ont pas oublié les détenus d’opinion et dénoncent la poursuite de la répression des activistes du hirak. «La police partout, la justice nulle part», écrit une femme sur une affiche. Les marcheurs n’ont pas manqué de réitérer leur détermination à poursuivre la lutte malgré les menaces du chef de l’armée contre tous ceux qui s’opposent aux élections ou entraveront leur déroulement. «Même si vous nous mettez tous en prison, nous n’allons pas nous arrêter !», ont-ils clamé. Contrairement aux vendredis passés, les forces de police se sont faites très discrètes. Après plus de 5 kilomètres de marche, les manifestants se sont rassemblés devant la cour de justice avant de se disperser dans le calme.


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