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mardi, 23 avril, 2019
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Boumerdès : «Debout l’élite, ensemble vers la réussite»

17 avril 2019 à 9 h 55 min

Des centaines d’étudiants de l’université de Boumerdès ont répondu à l’appel, hier, pour réclamer une transition à la hauteur des aspirations du peuple. Très déterminés, les manifestants semblent décidés à aller jusqu’au bout pour imposer un changement pacifique du système en place. Arborant des écharpes et des banderoles multicolores, les étudiants ont marché dans la joie et la bonne humeur.

De nombreux enseignants ont tenu à marcher aux côtés des étudiants pour démontrer leur engagement sans faille en faveur de la démocratie. Une grande banderole fièrement brandie à la tête de la manif annonce la couleur. «Intellectuels opposants rejettent le système», ont-ils écrit. «On doit être au-devant de la scène. On fait des assemblées régulièrement, au cours desquelles on débat de tout.

Cette mobilisation doit continuer et aboutir à des résultats qui puissent rendre l’espoir à tous les Algériens», dit un enseignant, réputé pour être un des coordinateurs les plus en vue du mouvement à Boumerdès.

La procession s’est ébranlée comme à l’accoutumée à partir de la faculté des sciences. Encadrée par des étudiants portant des gilets jaunes, la foule a sillonné les ruelles de la ville en scandant des slogans rappelant leur rejet de la feuille de route des tenants du pouvoir. «Dégage dégage, gouvernement de bricolage», «Irhalou ya massoulin, houkouma cocaïne» (Dégagez les responsables, gouvernement de cocaïne), «3issaba, 3issaba, el harga machi sahla» (La harga n’est pas une mince affaire), «Talaba ghadiboun li nidham rafidoun (Etudiants en colère, ils refusent le système», criaient-ils à l’unisson. Des policiers armés de bâtons et de boucliers étaient postés devant la cour de justice, où une halte a été observée. Mais le pacifisme et le degré de maturité des contestataires n’ont pas baissé d’un iota.

Tout en dénonçant la répression et les agissements scandaleux des policiers de Baraki, certains ont exigé encore une fois le départ du chef de l’Etat par intérim et ses affidés. «Bensalah et sa clique nous mènent à la faillite. Debout l’élite, ensemble vers la réussite», proclame une affiche brandie par une fille. «C’est nous l’élite, c’est nous l’avenir», exhibe une autre, drapée de l’emblème national. Sitôt la nouvelle de la démission de Belaïz annoncée, des groupes d’étudiants ont innové un nouveau slogan. «Mazal mazal, mazal Bedoui et Bensalah», ont-ils scandé.

D’autres reprennent «Système à la poubelle, pour une économie nouvelle.» «On en a marre de la hogra et de la corruption, ils doivent tous partir. Le peuple était clair dès le début.

Il n’y a que Gaïd Salah et ceux qui veulent maintenir le système qui sont ambigus dans leurs positions», fulmine un étudiant, très politisé, en hissant une pancarte au milieu d’une foule qui scandait «Bensalah ghair salah (inutile). Ulac l’vote ulac».

Pour lui, «ce n’est pas à ceux qui ont bafoué toutes les lois et truqué les élections de nous faire la morale sur le respect de la Constitution. Le peuple les connaît et ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont changer. Quant à Gaïd Salah et les responsables du FLN et du RND, on leur dit qu’ils ne peuvent pas nous leurrer.

Hier ils ont annoncé leur soutien au mouvement, aujourd’hui ils applaudissent Bensalah. Qu’ils arrêtent de faire leur cinéma».

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