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dimanche, 25 juillet, 2021
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Bouira : «Nous ne reconnaissons pas ce Président»

18 décembre 2019 à 10 h 11 min

Lors de leur 43e marche hebdomadaire, hier, à Bouira, les étudiants de l’université Akli Mohand Oulhadj, appuyés par des centaines de citoyens, ont rejeté et l’élection présidentielle et le Président issu de celle-ci. «Ma votina, ma âandna raïs !» (Nous n’avons pas voté et nous n’avons pas de Président), ont-ils fait savoir à travers les slogans qu’ils ont scandés et les pancartes et banderoles brandies. Les manifestants ont aussi dénoncé les tentatives du pouvoir visant à miner le mouvement populaire.

Le message et la réponse des étudiants étaient clairs. «Le hirak n’est pas un parti politique pour qu’il ait des représentants. Le pouvoir n’a qu’à satisfaire les revendications soulevées par les masses populaires à travers les marches hebdomadaires qui se poursuivent depuis 10 mois.

Gare à ceux qui s’aventureront à représenter la révolution pacifique. Ça n’engagera qu’eux-mêmes», ont-ils mis en garde, tout en promettant de poursuivre la lutte et la mobilisation pacifiques. «Anelhou, anelhou, alama yaghli oudhavou !» (Nous continuerons la lutte jusqu’à la chute du pouvoir), a scandé la foule nombreuse qui a changé, pour la première fois, l’itinéraire de la procession en empruntant cette fois la rue du 12 mars et le boulevard Zighout Youcef jusqu’à l’esplanade de la maison de la culture Ali Zamoum jouxtant le siège de la wilaya.

Le slogan de «Dawla madania machi boulissia !» (Pour un Etat civil et non pas policier) a fait son entrée à côté de celui de «Dawla madania, machi aâskaria !» (Pour un Etat civil et non pas militaire), et ce, pour dénoncer la violence policière. Pour rappel, plusieurs régions de la wilaya de Bouira ont été le théâtre de violentes scènes d’affrontement entre des manifestants anti-élection présidentielle et les forces de l’ordre.

En guise de solidarité avec les blessés, notamment ceux qui ont été éborgnés, que ce soit à Bouira ou ailleurs sur le territoire national, beaucoup de manifestants ont porté des cache-œil. «Oulach smah oulach !» (Nous ne leur pardonnerons jamais), ont crié les étudiants. Un autre message de solidarité a été aussi adressé à la population oranaise. «Ya leWaharna bravo alikoum, wel Djazaïr teftakhar bikoum !» (Bravo aux Oranais, l’Algérie est fière de vous).


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